Le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin

Budget record et services en hausse à Val-des-Cerfs

La commission scolaire du Val-des-Cerfs pourra compter sur un budget bonifié en 2019-2020 et, promet-on, davantage de services pour les élèves en difficulté.

Son budget pour la prochaine année scolaire, adopté cette semaine, se chiffre à 212 845 000 $ — un record et une augmentation de près de 13 M $ par rapport à l’exercice précédent.

Cette hausse est due en grande partie à l’augmentation du nombre d’élèves, à l’indexation des coûts de fonctionnement ainsi qu’à la hausse et l’ajout d’allocations ministérielles.

« On se réjouit du réinvestissement en éducation », souligne le président de la commission scolaire qui englobe Brome--Missisquoi et la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin.

« On sent que le gouvernement est conscient qu’il y a du rattrapage à faire. Ils savent qu’il y a des besoins, on n’est plus dans l’austérité. »

La hausse sera principalement affectée aux activités d’enseignement, à la formation et dans des mesures de soutien à l’enseignement. Aucun déficit n’est prévu.

« Il y aura plus de soutien aux élèves », assure M. Sarrazin. Le nombre de psychologues, préposés aux élèves handicapés et techniciennes en éducation spécialisée sera accru.

Tous les postes de psychologue seront notamment comblés en 2019-2020, dit le président de Val-des-Cerfs.

Taxe scolaire

Bonne nouvelle pour tous les contribuables, le taux de la taxe scolaire connaîtra pour sa part une nouvelle baisse pour atteindre 0,15 016 par 100 $ d’évaluation. Il était cette année à 0,17 832.

Pour une maison évaluée à 275 000 $, cela équivaut à une économie de 70 $.

C’est le gouvernement qui a abaissé les taux et non les commissions scolaires, précise M. Sarrazin. Si les gens ont l’impression de payer moins, il tient à souligner que ce que leurs taxes ne défraient pas, leurs impôts le font. 

Les profits de ces taxes ne comptent que pour le dixième du budget d’une commission scolaire.

Québec doit maintenant s’attaquer à améliorer les conditions de travail des employés en éducation, estime M. Sarrazin-, que ce soit en augmentant leur nombre ou au chapitre des salaires.

« Les enseignants ont beaucoup de pression, donne-t-il en exemple, et les directions d’école aussi. Ça prend plus de professionnels pour les épauler. »

Val-des-Cerfs est aussi toujours en demande pour obtenir cinq écoles supplémentaires à la lumière des prévisions démographiques et de la nécessité d’implanter d’autres maternelles quatre ans, rappelle-t-il.

« Rubber stampers »

Sur un registre plus personnel, le président de Val-des-Cerfs déplore que les commissaires scolaires comme lui participent de moins en moins à l’élaboration du budget.

« Les gestionnaires de la commission scolaire font un bon travail, je n’ai rien à redire là-dessus, dit Paul Sarrazin. Mais on se sent comme des rubber stampers. C’est peut-être ce que le gouvernement veut. Notre rôle est dilué et le budget nous est “pitché” à une semaine d’avis. Or, on devrait être les vrais administrateurs. »

C’est pourquoi deux commissaires se sont prononcés contre l’adoption du budget, mardi soir.

La multiplication des « enveloppes dédiées », montants octroyés directement aux écoles et qui ne passent pas par le conseil des commissaires, participe à cette mouvance, ajoute-t-il.