La Ville de Granby a adopté lundi un budget «historique», selon le maire Pascal Bonin, alors qu'il a franchi le cap des 100 millions $. Sur la photo, le conseiller municipal Jocelyn Dupuis.

Budget de Granby: le cap des 100 M $ franchi

La Ville de Granby a adopté lundi un budget «historique», selon le maire Pascal Bonin, alors qu'il a franchi le cap des 100 millions $ et comporte un programme triennal de 28,2 millions $, sans augmentation de la dette. Les contribuables, eux, devront composer avec une hausse du taux de taxes de 2 %.
Détail important: les taxes de services seront encore gelées en 2017, autant pour les résidences, les commerces que les industries. Mais le taux de la taxe foncière du secteur résidentiel grimpera de 0,805 $ à 0,821 $ par tranche de 100 $ d'évaluation.
Cette hausse s'inscrit dans le cadre financier adopté par l'administration Bonin. En vertu de celui-ci, les hausses importantes à la suite du dépôt d'un nouveau rôle d'évaluation triennal sont terminées. L'an dernier, pour limiter la hausse du rôle qui s'établissait à 8 %, le taux de la taxe foncière avait été revu à la baisse, afin que le compte de taxes ne grimpe en moyenne que de 3 %.
«Cette année, la hausse est de 2 % pour égaliser la hausse du rôle de 8 % sur trois ans», a fait valoir le conseiller municipal président du comité des finances, Jocelyn Dupuis, lors de la présentation du budget aux médias. 
Hausse moyenne
Concrètement, le propriétaire d'une maison moyenne - dorénavant évaluée à 235 000 $ - paiera 37 $ de plus en 2017 dans le secteur Ville, tandis que celui du secteur Canton défraiera 52 $ de plus. Une différence qui s'explique essentiellement par le service de la dette dans le secteur Canton, appelé toutefois à disparaître en 2018, précise Pascal Bonin. 
La hausse du taux de taxes de 2 % est la même pour les commerces et les industries, précise Jocelyn Dupuis. 
Celui-ci souligne par ailleurs que c'est la première fois que le budget de la Ville franchira le cap de 100 millions $. De façon globale, le budget augmente de 2,1 %, alors qu'il passe de 98 800 000 $ à 100 900 000 $. 
Les dépenses d'opération sont en hausse de 4,2 %, mais cela s'explique notamment par le fait que 2017 sera une année électorale. Une enveloppe de 560 000 $ est prévue pour les élections. N'eût été cette enveloppe, la hausse des dépenses aurait plutôt été limitée à 2,84 %, précise le directeur des finances de la Ville, Jean-Pierre Renaud. 
Alors qu'elle s'établissait à 82,9 millions $ en 2013, la dette de la Ville est de 79,2 millions $ en 2016. Et elle devrait atteindre 78,9 millions $ en 2017. Une diminution de 5 %, note le maire.
Un citoyen, Richard Dubé, a cependant affirmé lundi soir que, selon lui, le conseil municipal devrait accentuer ses efforts pour réduire la dette davantage. 
Progressiste
«C'est un budget très progressiste. À l'image du projet de la bibliothèque, on a trouvé le moyen de faire plus avec moins. On investit dans le sport, dans la culture, dans le communautaire, dans le patrimoine, dans l'éducation, dans la santé et dans les infrastructures. Et on réussit à le faire sans s'endetter», juge toutefois- le maire Bonin. 
Jocelyn Dupuis affirme pour sa part que le cadre financier élaboré par le conseil municipal a fait ses preuves. «Après quatre ans, on est là où on voulait être. On a fait beaucoup de choses sans emprunter. Notre cadre financier fonctionne. On est vraiment en contrôle de nos finances», affirme-t-il. 
Le budget détaillé peut être consulté sur le site Internet de la Ville à compter de ce mardi. La prochaine rencontre des Samedis matins du maire, le 17 décembre, portera également sur ce sujet. Jocelyn Dupuis et Jean-Pierre Renaud y participeront aux côtés de Pascal Bonin.