Le député de Granby à l’Assemblée nationale, François Bonnardel.

Budget 2018: «Personne n’est dupe», dit Bonnardel

Le député provincial de Granby, François Bonnardel, ne voit dans le budget Leitao 2018 qu’une manœuvre purement électorale.

« Personne n’est dupe dans la population », lance le représentant de la CAQ. Sur deux points en particulier, précise-t-il.

« D’abord, on a vu une hausse de tarifs et de taxes — taxes scolaires, tarifs d’Hydro-Québec, frais de garde, etc. — au-dessus de l’inflation qui a amené les familles à avoir moins d’argent dans leurs poches. L’autre point, ajoute le député, c’est la croissance des dépenses des missions de l’État. On monte ça à 6,5 % cette année et soudainement, après l’élection, on va rabaisser la croissance des dépenses à 2,8 % », lance-t-il.

« Je trouve odieux de se péter les bretelles ainsi, quand on voit que les contribuables ont dû se serrer la ceinture et que les dépenses de l’État ont diminué au cours des dernières années. Je trouve odieux aussi de ne pas dire la vérité. Contrairement à ce que dit le ministre, on n’a pas un budget équilibré. Ce n’est pas vrai. On sera en déficit de 900 millions $ l’an prochain et de 500 millions $ l’année d’après. On est en déficit parce qu’on pige dans le surplus des trois dernières années. Je dis toujours qu’avoir de la stabilité dans les dépenses, c’est ce qu’il y a de mieux. »

Du positif
M. Bonnardel reconnaît néanmoins des points positifs dans cet exercice budgétaire.

La poursuite du programme RénoVert, l’aide de 100 millions $ aux aidants naturels, l’allègement fiscal des PME, le crédit d’impôt non remboursable pour l’achat d’une première maison sont autant de mesures dont il se réjouit.

« C’est une sorte de budget “roue de fortune”. Tu tournes la roue et tout le monde est satisfait. Ils ont essayé de donner des cadeaux à tout le monde ou presque. Peu de gens peuvent se dire déçus, mais tout le monde a compris le jeu des Libéraux ».


«  C’est une sorte de budget “roue de fortune”.  »
François Bonnardel

Ce que cela démontre, selon lui, c’est « qu’on a saigné le portefeuille des contribuables et des missions de l’État en début de mandat pour ensuite jouer au père Noël à la fin du même mandat. Tu ne peux pas jouer au yoyo comme ça. Ça n’a aucun sens de fonctionner de cette manière. »

Pour le député caquiste, ce budget est un bilan des 15 dernières années au Québec. « Le constat demeure fort clair : on reste, au Québec, les plus taxés, les 2es plus imposés en Amérique du Nord, on a le revenu disponible moyen le plus bas au Canada, le taux de décrochage le plus élevé, il y a l’attente en santé, on est aussi dépendant de la péréquation... », prend-il soin de rappeler.