Élu pour la première fois comme conseiller municipal en 2002, Réal Brunelle briguera à nouveau les suffrages dans le quartier Pierre-Laporte en novembre.

Bromont: Brunelle sollicite un nouveau mandat

Après des mois à réfléchir à son avenir politique, Réal Brunelle a finalement tranché en faveur d'un retour au conseil municipal de Bromont pour représenter les citoyens de son quartier, Pierre-Laporte.
Élu pour la première fois en 2002 comme conseiller, Réal Brunelle a pris du galon au fil des ans, se familiarisant avec les rouages de l'appareil municipal et ses nombreuses ramifications. Loin d'être blasé, c'est avec enthousiasme qu'il aborde son bilan des quatre dernières années. « Pour rester en politique municipale autant d'années, il faut aimer ça. Et c'est mon cas, a-t-il dit. [...] C'est un travail d'équipe et je peux dire qu'on a fait de belles choses au cours du dernier mandat. »
Parmi les dossiers qui ont particulièrement retenu son attention figurent la hausse du nombre de sentiers multifonctionnels ainsi que l'accroissement du pourcentage de terrains protégés. Il est également particulièrement fier du travail accompli par les élus pour boucler le projet du Campus Germain-Désourdy. « Et malgré tous les projets, on a réussi à limiter le compte de taxes [des citoyens] en respectant l'IPC (indice des prix à la consommation) », a-t-il ajouté.
Équilibre
Réal Brunelle voit d'un très bon oeil le fait que le futur conseil soit « un bon mélange hétérogène » en terme de profils des candidats. Il estime toutefois qu'il incarnerait un certain équilibre au sein des élus, équilibre qu'il juge incontournable au bon fonctionnement du conseil. « Il y a quatre quartiers où on aura assurément de nouveaux conseillers. J'ai l'expérience pour assurer la stabilité. C'est important quand on regarde le portrait de la situation actuelle et à venir », a-t-il indiqué, faisant référence au fait que sept « cadres principaux » de la Ville sur un total de 11 ont quitté leur poste au cours du dernier mandat. Ceux-ci évoluaient à la direction générale, au greffe, à la sécurité publique, aux ressources humaines, aux loisirs puis aux travaux publics.
De plus, selon le représentant du district 5, le maintien de l'équilibre entre la qualité de vie des citoyens et de l'essor de la municipalité est primordial. Il croit néanmoins que la préservation de grands espaces verts près des centres urbains est une lubie. « Souvent, les gens arrivent, mais ils ne veulent pas de voisin en arrière. Pourtant, Bromont grandit, a-t-il imagé. C'est certain que ça deviendra saturé un jour. Alors il faut continuer de densifier. »
En ce sens, il est d'avis que le secteur du Vieux-Village doit conserver tant sa vocation domiciliaire que commerciale. « Il faut respecter les résidants qui sont là depuis des années. C'est un fait. D'un autre côté, il faut aussi aider les commerçants à gagner leur vie. Si on les bloque dans tout ce qu'ils veulent faire, aussi bien leur dire qu'on ne veut plus personne au centre-ville. »
Enjeux
Se disant au diapason des gens de son quartier, Réal Brunelle souhaite porter plusieurs dossiers s'il est réélu. La réfection du Chemin de Granby est du nombre. « Il y a beaucoup de circulation dans ce secteur. C'est évident qu'il faut refaire le chemin de Granby en l'élargissant. Il faudrait que les travaux soient réalisés d'ici deux ans. »
Contribuer à la fluidité du traitement des demandes de permis des promoteurs est aussi une de ses priorités. « Il y a plusieurs projets résidentiels dans mon secteur. Je veux aider les promoteurs à passer à travers les démarches avec la Ville. Je vais m'assurer de les diriger vers les bons fonctionnaires municipaux pour que les dossiers avancent le plus vite possible. »
De même, Réal Brunelle souhaite que Bromont négocie des ententes intermunicipales de loisirs « avantageuses pour ses citoyens », notamment en ce qui concerne l'accès à une piscine. Or, il est plutôt ambivalent à propos de la nécessité pour Bromont de se doter d'une telle infrastructure. « Ma vision des choses, c'est qu'une piscine est une infrastructure régionale. Et près de Bromont, il y en a deux [Cowansville et Granby]. Alors dans un prochain mandat, je ne me battrai pas pour ça, a-t-il mentionné, ni même pour avoir une étude. » Prolonger la piste multifonctionnelle jusqu'au mont Gale et ajouter un parc de quartier près de la rue Beauharnois font également partie de sa liste.
« Les sports, le tourisme et les événements [...] Il y a plein de projets à Bromont. C'est l'ADN de la ville et il faut continuer son développement en le préservant, a-t-il fait valoir. C'est ce que je veux faire avec mes collègues au conseil au cours des années à venir. »
Un flirt avec la CAQ
La Voix de l'Est a appris que Réal Brunelle avait entamé au cours des derniers mois des pourparlers avec la Coalition avenir Québec (CAQ) dans le but de porter les couleurs de la formation politique dans Brome-Missisquoi aux prochaines élections provinciales. Une personne dans l'entourage de la CAQ aurait approché le conseiller municipal bromontois. Questionné à ce sujet, le principal intéressé a confirmé avoir clos ce dossier tout récemment. « Le programme de la CAQ rejoint ma vision. [...] J'ai bien eu trois entrevues avec eux. Deux informelles et une plus formelle à Montréal avec des chasseurs de têtes. J'ai aussi discuté directement avec François Legault à Shawinigan », a-t-il indiqué.
Or, Réal Brunelle a stoppé les démarches avec le parti politique. Et pas question de faire volte-face, a-t-il assuré. « La position était claire des deux côtés. C'est le chef qui décide si le choix d'un candidat se fait en investiture ou par une nomination. De mon côté, je leur ai dit que je devais connaître leur décision avant le 22 septembre, sinon, je me présentais comme conseiller. Alors, je reste au municipal. [...] Et une fois que ma décision est prise, je ne reviens pas en arrière. » Réal Brunelle ne ferme toutefois pas la porte à se présenter « éventuellement » à la mairie de Bromont ou à l'échelon politique supérieur.