Le toit du futur vélodrome pourrait capter près de 500 000 litres d’eau chaque mois.
Le toit du futur vélodrome pourrait capter près de 500 000 litres d’eau chaque mois.

Bromont: un vélodrome «le plus vert possible»

L’équipe du Centre national de cyclisme de Bromont entame la dernière ligne droite avec les architectes pour terminer les plans préliminaires du futur vélodrome. L’aspect écologique de l’immense bâtiment est présentement à l’étude, notamment la récupération de l’eau de pluie que peut capter le toit.

« C’est primordial d’avoir le bâtiment le plus vert possible. On oublie souvent l’eau de pluie dans l’équation, mais ça a une grande importance. Surtout avec la superficie du toit qui recouvrira le vélodrome », a indiqué en entrevue le directeur général du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB), Nicolas Legault.

Selon ce dernier, près de 500 000 litres d’eau pourraient ruisseler mensuellement sur le dessus du bâtiment. À titre comparatif, une piscine hors terre de 24 pieds contient environ 51 000 litres d’eau. « On doit faire le maximum pour éviter que cette grande quantité d’eau se retrouve directement dans la rivière [Yamaska]. »

Pour ce faire, les architectes ont prévu l’installation d’un réservoir sous le plancher du vélodrome, a spécifié Nicolas Legault. Il sera toutefois impossible de « gérer » l’entièreté de l’eau de ruissellement. La portion qui sera récupérée sera entre autres utilisée pour nettoyer les vélos qui transitent au CNCB et arroser les pistes extérieures.

Parmi les autres initiatives plus « écologiques », notons que les architectes ont opté pour une toiture blanche. Celle-ci permettra de repousser considérablement les rayons de soleil, contribuant du coup à réduire les îlots de chaleur. Le facteur d’isolation thermique des murs du bâtiment, qui seront en béton, sera également accru par l’utilisation de coffrages préparés en usine.

Le DG du CNCB, Nicolas Legault

Selon Nicolas Legault, les plans préliminaires devraient être complétés d’ici la fin janvier. Des ajouts en termes de matériaux, techniques et structures « écologiques » sont donc à prévoir. L’appel d’offres pour le lancement des travaux doit avoir lieu en mars.