Les agriculteurs de Bromont seront rencontrés individuellement d’ici la fin août afin de dresser un portrait de ce secteur d’activité.

Bromont sondera ses agriculteurs

Le territoire de Bromont est constitué à 45% de terres agricoles. Or, cette sphère demeure méconnue, tant par les résidants que les visiteurs. Des élus municipaux, de concert avec le CLD Brome-Missisquoi, rencontreront donc les producteurs au cours des jours à venir pour en apprendre davantage à propos de ce secteur d’activité, notamment afin de le mettre plus à l’avant-scène.

« L’agriculture et l’agrotourisme occupent une place importante à Bromont. Mais on n’a pas vraiment de portrait de ce qui se fait. C’est le seul secteur où on peut produire, transformer et consommer localement. Alors, ça cadre parfaitement avec notre plan de développement durable », a indiqué en entrevue la conseillère municipale Claire Mailhot, en charge du dossier avec ses collègues Réal Brunelle et Marc-Édouard Larose.

Au cours des dernières semaines, la Ville, en partenariat avec le CLD Brome-Missisquoi, a élaboré un questionnaire pour baliser les rencontres avec les producteurs, que le trio d’élus vient d’amorcer. Ils seront épaulés durant les démarches par la conseillère en développement agroalimentaire au CLD, Leslie Carbonneau.

Seconde phase

Un premier recensement des entreprises agricoles avait été réalisé par le CLD Brome-Missisquoi en 2016. La démarche consistait principalement à connaître l’impact économique de ce secteur d’activité pour dresser un plan stratégique. Cette nouvelle approche initiée par Bromont doit permettre de monter la barre.

« Au-delà du sondage, on veut avoir un portrait pour s’assurer que le système agroalimentaire de Bromont est sain et durable. La question la plus importante que l’on va poser aux producteurs consiste à savoir si, au cours des prochaines années, ils veulent faire croître leurs activités et de quelle façon », a mentionné Leslie Carbonneau.

De cette vaste consultation pourrait émerger un circuit agrotouristique à Bromont, a concédé Claire Mailhot. « De plus en plus de gens veulent des produits locaux. Il y a des choses très intéressantes ici et on veut les mettre en valeur, a-t-elle fait valoir. Reste à savoir si les producteurs ont besoin d’accompagnement, d’outils pour mieux se démarquer. »

Les rencontres avec les agriculteurs devraient s’échelonner jusqu’à la fin août. La firme Miska a été mandatée pour décortiquer les données recueillies, desquelles découleront une série d’initiatives.