La conseillère municipale du district deux, Claire Mailhot, chapeaute notamment les dossiers en environnement et en développement durable.
La conseillère municipale du district deux, Claire Mailhot, chapeaute notamment les dossiers en environnement et en développement durable.

Bromont renouvelle son plan de développement durable

Bromont vient d’adopter la nouvelle mouture de son plan de développement durable pour les cinq prochaines années. L’agriculture, l’environnement et la culture figurent notamment parmi les priorités des élus.

En octobre dernier, la municipalité avait invité les citoyens à se prononcer à propos des actions à mettre en place pour bonifier le plan de développement durable, en vigueur depuis 2012. Des centaines de personnes ont répondu à l’appel en donnant leurs idées via un sondage en ligne lancé par la Ville.

«On est très satisfaits de la réponse des gens. On sent que la population est interpellée par ces enjeux. C’est très stimulant», a indiqué en entrevue la conseillère du district deux, Claire Mailhot, qui s’occupe notamment des dossiers traitant de développement durable et d’environnement.

Ainsi, les cinq grandes orientations du plan demeurent: développer le territoire de manière durable ; gérer l’eau de manière intégrée et responsable ; créer une communauté enrichissante pour la population et accueillante pour les visiteurs ; utiliser plus efficacement les ressources et diminuer les émissions de GES et bâtir ensemble une économie dynamique et responsable. Six actions découlent de chacun de ces grands axes.

En agriculture, les élus veulent mettre davantage en lumière l’achat local. «Ça tombe très bien dans le contexte actuel. Mais il faut que ça se poursuive même après la crise. On veut que ça devienne un réflexe et que les gens aient le moins de barrières possible pour y adhérer», a mentionné la conseillère du quartier Lac Bromont.

Environnement

La protection de l’environnement est aussi un enjeu de taille. Outre les initiatives pour sauvegarder le lac Bromont, entre autres via le projet Phoslock et la réduction d’apport en phosphore au plan d’eau, la Ville veut également protéger le lac Gale.

Autre point à souligner, la municipalité de Bromont vient de faire un pas important pour atteindre son objectif d’avoir 20 % de son territoire protégé en zone de conservation. En effet, la Société de conservation du mont Brome vient de se faire donner un terrain de 30 acres, situé près du chemin Knowlton et du mont Spruce.

«Avec l’ajout du parc des sommets, on a fait un bond significatif pour atteindre notre but en terme de territoire en conservation. On a aussi eu plusieurs dons de terrains. On chemine beaucoup», a fait valoir Claire Mailhot.

La municipalité a aussi mis en place une politique de «bureau responsable». Celle-ci a pour principal objectif de «réduire l’empreinte environnementale des services municipaux».

L’initiative se décline en quatre grands axes. Le premier est de promouvoir l’approvisionnement responsable. La seconde orientation est d’optimiser la gestion des matières résiduelles. Le troisième volet de la politique propose d’améliorer la qualité de vie et la santé des employés municipaux. La dernière orientation s’articule autour de l’implantation d’une «gestion responsable de l’énergie» dans l’hôtel de ville.

La mobilité est aussi mise en lumière. «Auparavant, on parlait globalement de transport actif. L’actualisation du plan de développement durable prévoit qu’on [favorise aussi] le transport collectif», a évoqué Mme Mailhot.

Culture

La culture est également au coeur des engagements des élus. «On veut que la culture soit encore mieux identifiée, encadrée. On va poursuivre les efforts de valorisation culturelle et encourager la créativité artistique dans l’intégration du mobilier urbain de la ville», a mentionné la représentante du district deux.

La mise en valeur du patrimoine sur le territoire de Bromont figure aussi parmi les priorités. En ce sens, la Ville a récemment lancé un programme de subvention pour la réfection de bâtiments patrimoniaux.

Une somme de 150 000 $ a été accordée par la municipalité pour ce programme, qui doit se terminer le 31 décembre 2022. Le montant global sera réparti en parts égales sur les trois années. Au total, 104 résidences inventoriées par la firme Patri-Arch, dont le rapport remis à la Ville date d’avril 2018, sont admissibles.

Rappelons aussi le projet majeur du centre culturel St-John. Le bâtiment patrimonial emblématique de la rue Shefford aura non seulement droit à sa cure de rajeunissement, mais aussi à un agrandissement. La capacité d’accueil de la salle de spectacles sera alors doublée, passant de 94 à 200 places.