Bromont a dévoilé la nouvelle mouture de son plan de développement durable, qui se décline en cinq grandes orientations.
Bromont a dévoilé la nouvelle mouture de son plan de développement durable, qui se décline en cinq grandes orientations.

Bromont prend 30 engagements en développement durable

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Bromont a dévoilé jeudi la nouvelle mouture de son plan de développement durable, huit ans après avoir lancé la première. La prochaine mise à jour des engagements de la Ville est prévue en 2025.

Le développement durable est un terme souvent «galvaudé». Mais pas à Bromont, a assuré d’entrée de jeu en point de presse le maire, Louis Villeneuve. «Le réel développement durable, c’est notre capacité à trouver l’équilibre entre les aspects économiques, sociaux, environnementaux. Et ici, à Bromont, on a aussi ajouté le culturel. Ça signifie beaucoup d’efforts pour implanter un plan d’urbanisme. Et atteindre les objectifs, ça ne se fait pas en deux jours ou en quelques mois, a-t-il dit. C’est un travail de longue haleine. C’est ce qu’on fait à Bromont et on va continuer de le faire.»

Louis Villeneuve a par ailleurs évoqué la «responsabilité partagée» de tous dans ce dossier aux nombreuses ramifications. «La Ville, ses citoyens, ses industries, ses commerces et ses institutions, depuis 2012, on voit que les gens sont impliqués et on avance.»


« Le réel développement durable, c’est notre capacité à trouver l’équilibre entre les aspects économiques, sociaux, environnementaux. Et ici, à Bromont, on a aussi ajouté le culturel. »
Louis Villeneuve

Bilan

Avant de dévoiler les nouveaux engagements, l’heure était au bilan des accomplissements des dernières années concernant le plan initial. Ce dernier s’articulait autour de cinq grands axes. Le premier consistait à créer une «économie dynamique et responsable». À ce chapitre, la municipalité a notamment mis en place un plan directeur de ses infrastructures. Idem en ce qui concerne l’aménagement du parc scientifique. La Ville a également «maximisé la diffusion électronique de l’information municipale».

Le second volet concerne le «développement du territoire de manière durable». Parmi les réalisations, notons la formation des élus et des employés aux bonnes pratiques en environnement et en construction. La révision du plan d’urbanisme et de la réglementation et le projet d’aménagement du parc des Sommets sont deux autres exemples.

Le troisième axe est la «gestion intégrée de l’eau». L’objectif a entre autres été atteint en aménageant certaines bandes riveraines puis en élaborant un plan d’action pour le lac Bromont. Le projet Phoslock, pour la réhabilitation du lac Bromont, est une des pierres angulaires dans ce créneau.

Le troisième axe est la «gestion intégrée de l’eau». L’objectif a entre autres été atteint en aménageant certaines bandes riveraines puis en élaborant un plan d’action pour le lac Bromont. Le projet Phoslock, pour la réhabilitation du lac Bromont, est une des pierres angulaires dans ce créneau.

La quatrième sphère est la création d’une «communauté enrichissante et accueillante pour les visiteurs et animée pour les citoyens». En ce sens, Bromont a notamment mis en place une politique d’habitation abordable, ajouté du mobilier urbain, ajouté un bloc sanitaire au pavillon attenant au lac Gale. à cela s’ajoute l’installation de panneaux de signalisation touristique, entre autres.

Le dernier volet est lié à la «gestion efficace des ressources». Bromont a élaboré un plan de gestion des gaz à effet de serre. La municipalité a fait de même avec le transport actif. Le lancement de la collecte à trois voies en 2015 et l’achat de véhicules électriques comptent aussi parmi les réalisations.

Louis Villeneuve, maire de Bromont.

Matières résiduelles

La gestion des matières résiduelles fut un des grands chantiers ces dernières années à Bromont. Les statistiques démontrent que les citoyens ont largement adhéré à cette série d’initiatives.

En ce qui concerne les matières organiques, en 2015, 716 tonnes ont été revalorisées. Quatre ans plus tard, un peu plus de 1000 tonnes de matières ont été placées dans le bac brun plutôt qu’aux rebuts. Au total, durant les quatre dernières années, 4758 tonnes de résidus organiques ont été récupérées.

Le recyclage du verre connaît aussi un franc succès: de juin 2019 à juillet 2020, 199 tonnes ont été détournées des sites d’enfouissement.

Engagements

Les nouveaux engagements de Bromont se déclinent en cinq grandes orientations, desquelles découlent six actions chacune. «Grâce à notre plan de développement durable, on souhaite avoir une ville qui est au coeur de la nature, une ville pour tous, une communauté engagée et ouverte sur le monde», a indiqué la conseillère municipale responsable des dossiers de développement durable, d’environnement, d’urbanisme et de gestion des matières résiduelles, entre autres.

Voici donc un résumé de la nouvelle mouture. Le premier axe consiste à «bâtir ensemble une économie responsable». Parmi les actions à poser, on met notamment en lumière l,importance de la «symbiose industrielle» dans le parc scientifique. «Ça signifie que les déchets d’une entreprise deviennent la matière première d’une autre», a résumé Claire Mailhot. La mise sur pied d’un marché public, ou «d’autres activités pour favoriser l’achat local», et la «réalisation d’aménagements et de mesures pour assurer la fluidité de la circulation» en font aussi partie.

Le «développement du territoire de manière durable» est le second volet. La mise en valeur de l’agriculture, du patrimoine bâti, naturel et humain, ainsi que l’acquisition de terrains «à haute valeur écologique» sont notamment inclus dans ce créneau.

L’ex-mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, qui a largement contribué à l’élaboration du plan de développement durable initial, sera la première, avec son mari Patrick, à bénéficier du programme de subvention de Bromont pour la mise en valeur du patrimoine. Le projet du couple consiste à restaurer leur grange ancestrale.

«Ça fait partie du développement durable de maintenir ce que l’on a déjà. De pouvoir témoigner avec des bâtisses comme celle-là, de l’histoire du passé», a souligné celle qui fut mairesse de Bromont durant près de deux décennies.

La gestion de l’eau de manière «intégrée et responsable» est le troisième axe. À ce chapitre, Bromont veut entre autres aménager et entretenir ses sentiers pour limiter l’érosion et le «transport de sédiments» et «continuer les travaux sur la gestion des eaux parasitaires.»

Vient ensuite la «création d’une communauté enrichissante et accueillante pour les visiteurs». L’amélioration de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite dans les bâtiments municipaux et faciliter la nage en eau libre et l’entraînement puis l’adoption d’une «politique d’habitation accessible» sont du nombre des engagements.

La dernière sphère préconise l’utilisation efficace des ressources et la diminution des gaz à effet de serre. On prévoit en ce sens «aménager un axe de transport actif (piste cyclable et piétonne) le long du pont de la 241 et du boulevard de Bromont» et «implanter un réseau de fontaines publiques pour remplir les bouteilles d’eau et réduire l’usage des bouteilles de plastique».

De son côté, le maire compte prendre le pouls de la population au cours des jours à venir. «Je me rends compte que les gens ont souvent des idées originales. J’aimerais me rendre chez les gens, dans nos entreprises, chez nos commerçants qui ont des initiatives.» De ces rencontres découlera une vidéo qui sera mise en ligne sur le site de la Ville.

«Je me rends compte que les gens ont souvent des idées originales. J’aimerais me rendre chez les gens, dans nos entreprises, chez nos commerçants qui ont des initiatives», a fait valoir le maire de Bromont, Louis Villeneuve.