Selon le maire de Bromont, Louis Villeneuve, les élus ont unanimement décidé de ne pas éponger les dettes du SSACE 2017.

Bromont n’épongera pas le déficit du spectacle aérien

Les organisateurs du Spectacle et salon aérien des Cantons-de-l’Est (SSACE) ne pourront finalement pas compter sur la municipalité de Bromont pour redresser les finances de l’événement.

« Ce n’est pas à la Ville d’éponger le déficit d’un événement. À partir du moment où on parle de l’argent des concitoyens, il faut prendre des décisions éclairées et responsables. Et c’est ce que l’on a fait dans ce dossier », a indiqué le maire de Bromont, Louis Villeneuve.

À l’origine, les organisateurs du SSACE 2017, dont le budget global avoisinait le demi-million, prévoyaient dégager un surplus de 50 000 $ à 100 000 $. Près de 34 000 personnes ont visité le site durant les trois jours de canicule cette année. L’exercice s’est finalement soldé avec un déficit de l’ordre de 100 000 $.

Des membres du comité organisateur avaient officiellement demandé le soutien de Bromont pour remettre le compteur à zéro et relancer l’événement dès cette année.

Une rencontre avait eu lieu dans un premier temps avec les dirigeants de la Ville en novembre pour leur faire part de la situation financière précaire qui plombe l’événement. Un entretien a suivi avec les membres du conseil peu de temps avant la présentation du budget 2018, le 11 décembre.

Selon Louis Villeneuve, les élus ont unanimement décidé après avoir révisé le dossier, il y a quelques jours, de ne pas éponger les dettes de l’événement.

La Ville demeure toutefois ouverte à étudier une demande d’aide financière s’il y a relance du SSACE pour 2018. « Si [le comité organisateur] veut revenir avec un projet et avoir le soutien de la municipalité, ça devra passer par la même place que tous les événements. Ce sera soumis à une grille d’évaluation et les élus auront toujours leur mot à dire au final », a mentionné le maire.

« Entre l’arbre et l’écorce »
François Dandenault était le grand argentier du spectacle aérien en 2014. Il a agi en tant que président pour celui de 2017. Il s’est dit conscient de la position délicate de la Ville concernant la demande d’absorber la dette de l’événement. « On mettait Bromont entre l’arbre et l’écorce. Être un élu, j’aurais certainement pris la même décision. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres solutions envisageables. Je ne veux pas fermer les livres avec un déficit, a-t-il fait valoir. Le spectacle aérien, c’est un beau show et il faut que ça continue. »

Des engagements sont en voie de se cristalliser pour effacer le manque à gagner et « repartir sur des bases solides », a dit François Dandenault, précisant qu’il « reste près de 60 000 $ à trouver ».

Selon celui-ci, tant le gouvernement provincial que son bras financier, Investissement Québec, sont ouverts à participer à la relance du SSACE. Idem en ce qui concerne des commanditaires privés externes. « Les pièces du puzzle se mettent en place tranquillement, a soutenu l’homme d’affaires. Mais une chose est certaine, on est en mode action. »