Si le projet domiciliaire projeté dans le prolongement de la rue des Frênes voit le jour, Bromont pourrait ajouter 90 hectares en zone de conservation.

Bromont: la zone de conservation sera agrandie

La municipalité de Bromont est en voie de faire un pas de plus vers son objectif d'avoir 20 % de son territoire en zone de conservation d'ici 2030. Selon la Ville, l'homme d'affaires Daniel Émond prévoit donner près de 90 hectares d'un vaste site lui appartenant si son projet domiciliaire voit le jour, rue des Frênes.
« Au-delà des maisons que l'on pourrait ajouter sur notre territoire, le potentiel de conservation est très important. [...] C'est certain que ça a pesé dans la balance en bonifiant le projet présenté par le promoteur », a indiqué le directeur des finances et de l'administration de Bromont et directeur général intérimaire, Richard Joyal.
Le projet domiciliaire prévoit le prolongement de la rue des Frênes afin d'y ériger une dizaine de résidences unifamiliales. La superficie des terrains serait d'environ 15 000 mètres carrés (1,5 hectare), a mentionné M. Joyal. En ce sens, le conseil municipal a approuvé, lors de la séance extraordinaire du 19 décembre, le plan de lotissement préparé par la firme Consultants S.M., ceci conformément au Règlement sur les plans d'implantation et d'intégration architecturale (PIIA) de la Ville.
Le promoteur n'a toutefois pas carte blanche. « Cette résolution vise à reconnaître la possibilité d'ouvrir une rue à l'extérieur du futur périmètre d'urbanisation [...] mais ne représente pas le droit d'ouvrir la rue ou d'obtenir un permis de lotissement puisque la signature d'un protocole d'entente [...] est l'approbation unique et réelle par le Conseil d'un prolongement de rue ou d'infrastructures municipales sur le territoire de Bromont », stipule le document entériné par les élus. Ainsi, avant la première pelletée de terre, l'homme d'affaires devra entre autres obtenir les certificats d'autorisation de Québec. 
La Voix de l'Est n'a pas pu s'entretenir mercredi avec Daniel Émond, qui se trouve actuellement à l'étranger.
Conservation
Bromont a comme objectif d'avoir 20 % de l'ensemble de son territoire, qui est de 116 km carrés (11 600 hectares), en zone de conservation. À ce jour, des terrains d'une superficie de 9,5 km carrés (950 hectares) ont été protégés. Si le projet domiciliaire voit le jour tel que présenté à la Ville, le promoteur céderait « aux fins de parcs » environ 10 hectares au sommet du mont Gale, a indiqué M. Joyal. Daniel Émond bonifierait son offre en donnant près de 81 hectares supplémentaires à la municipalité, a-t-il ajouté. Il n'a toutefois pas été possible de savoir quel horizon de temps s'est fixé le promoteur pour que le projet se mette en branle.