Le maire de Bromont, Louis Villeneuve, souhaite que la municipalité mette en place, autant que possible, des actions pour réduire son empreinte carbone.

Bromont fait un pas de plus vers le développement durable

La municipalité de Bromont pousse le concept de développement durable un cran plus loin en mettant en place une politique de « bureau responsable ». Parmi la série d’actions qui découlent de cette initiative, la Ville veut notamment favoriser l’achat local pour approvisionner ses effectifs.

Le plan de développement durable de Bromont est en vigueur depuis 2012. La première grande orientation est de « bâtir ensemble une économie dynamique et responsable », a mentionné le maire Louis Villeneuve. C’est donc de cette vision qu’est né en 2018 le projet de « bureau responsable ».

La politique a pour principal but de « réduire l’empreinte environnementale des services municipaux ». Celle-ci se décline en quatre grands axes. Le premier est de promouvoir l’approvisionnement responsable. Une des actions dans ce créneau consiste à « prioriser des fournisseurs et produits ayant des qualifications en lien avec le développement durable et favoriser les produits locaux », a indiqué le maire. La Ville pourrait embaucher un cabinet d’avocats de Bromont au lieu de faire affaire avec une firme montréalaise, a-t-il cité en exemple.

La seconde orientation est d’optimiser la gestion des matières résiduelles. Cela peut entre autres se traduire par une réduction des approvisionnements non durables et la formation d’employés en ce sens. Installer des séchoirs à mains électriques plutôt que d’utiliser du papier, opter pour des achats en vrac et éviter les produits suremballés sont quelques-unes des pistes à préconiser.

Le troisième volet de la politique propose d’améliorer la qualité de vie et la santé des employés municipaux. À ce chapitre, la Ville offre depuis peu à son personnel des séances gratuites de yoga. Le réaménagement des espaces de travail est envisagé.

La dernière orientation s’articule autour de l’implantation d’une « gestion responsable de l’énergie » dans l’hôtel de ville. La gestion automatisée de l’éclairage est sur la table, a fait valoir Louis Villeneuve. « On veut aussi tendre le plus possible vers la “carboneutralité” pour abaisser notre production de gaz à effet de serre », a-t-il ajouté.

Le plan se déclinera concrètement en 66 actions à mettre en place graduellement au cours des mois à venir. Un bilan annuel des résultats sera fait. Le plan d’action sera renouvelé dans cinq ans.