Bromont veut mettre l’agrotourisme à l’avant-scène sur son territoire, notamment les vignobles.
Bromont veut mettre l’agrotourisme à l’avant-scène sur son territoire, notamment les vignobles.

Bromont fait un pas de plus vers la mise en valeur de l’agrotourisme et de l’agriculture

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
On pense souvent à Bromont pour ses infrastructures sportives et de plein air. Pour sa nature luxuriante et ses bonnes tables. Or, l’agriculture et l’agrotourisme y sont bien implantés. C’est ce qu’a révélé le portrait sommaire de ce créneau, réalisé par la Ville de concert avec le CLD Brome-Missisquoi. La municipalité poursuit dans cette veine pour valoriser davantage ses entreprises et initiatives dans le domaine bioalimentaire.

L’automne dernier, trois conseillers municipaux bromontois — Claire Mailhot, Réal Brunelle et Marc-Édouard Larose — ont rencontré des agriculteurs et des gens dans des domaines connexes, notamment en agrotourisme. Cette démarche avait pour but d’avoir une idée sommaire de ce secteur d’activité.

L’initiative est poussée un cran plus loin cette année. «On veut avoir un portrait global. Dans le contexte actuel, bien des gens veulent acheter local, et autant que possible bio. On doit faire un diagnostic de ce que l’on a sur notre territoire pour savoir comment compléter notre offre», a indiqué en entrevue Claire Mailhot, responsable des dossiers de développement durable et dans le domaine agroalimentaire, entre autres.

La conseillère souligne par ailleurs que l’agriculture est «très bien enracinée» dans la municipalité. En fait, le territoire de Bromont est constitué à 45 % de terres agricoles. On y retrouve une quarantaine de producteurs, a révélé la démarche entamée l’an dernier.

La conseillère municipale Claire Mailhot chapeaute le projet, de concert avec le CLD Brome-Missisquoi.

Subvention

Le 25 juin, l’ensemble des partenaires de l’Entente sectorielle de développement du créneau bioalimentaire en Montérégie a lancé un appel de projets. Bromont a déposé une demande de subvention. La date butoir était le 11 septembre. Les projets retenus devront «favoriser l’accès physique et économique à des aliments sains et locaux».

Plus précisément, les initiatives devront «soutenir les initiatives en agriculture urbaine, les actions concernant la gestion des ressources humaines, incluant la main-d’œuvre étrangère, et instaurer ou consolider des projets de symbiose bioalimentaire.»

L’aide financière peut atteindre 40 000$ par année, échelonnée sur deux ans. De son côté, Bromont assumera 20 % du coût du projet, soit 10 000 $ au cours des deux prochaines années. «Les fonds réservés cette année, que l’on n’a pas pu dépenser à cause de la COVID, vont servir à développer notre stratégie bioalimentaire», a indiqué Claire Mailhot, précisant qu’une ressource interne à la Ville travaille sur le projet.

Au cours des mois à venir, la Ville dressera donc le portrait de ce secteur d’activité en effervescence. Suivra l’élaboration d’un plan d’action et sa mise en oeuvre, possiblement en 2021.

Marché public

L’idée d’un marché public est dans l’air depuis quelques années à Bromont. La Ville se penchera sur ce dossier, a confirmé Mme Mailhot. «On veut se faire une tête avant d’agir. Il y a beaucoup de marchés publics dans la région et les producteurs sont très sollicités. Ce que l’on veut surtout, c’est innover. Offrir quelque chose de différent, sans surcharger les producteurs. Alors, on va analyser la situation avant de prendre une décision.»

Selon Claire Mailhot, la réussite du secteur bioalimentaire est «l’affaire de tous». «Notre démarche a pour objectif de nous orienter. On veut avant tout concerter les gens de la restauration, de la transformation et de la production. C’est la clé.»