Près de 70 personnes ont signé la pétition lancée par Benoit Beaudry contre la démolition des bâtiments patrimoniaux aux abords du chemin de Gaspé.

Bromont dit non à la démolition de bâtiments sur le chemin de Gaspé

La mobilisation de dizaines de citoyens s'opposant à l'élimination d'une grange et d'une maison patrimoniales sises au 245, chemin de Gaspé à Bromont­ a porté ses fruits. Le comité de démolition de la municipalité a tranché, mardi, en faveur du maintien en place des deux bâtiments aux abords de la route panoramique.
Près de 70 personnes ont paraphé la pétition lancée par Benoit Beaudry, un résident du secteur du chemin de Gaspé. Une vingtaine des signataires étaient présents à l'hôtel de ville pour entendre le verdict du comité de démolition, formé de trois élus municipaux : les conseillers Marie-Ève Lagacé et Louis Villeneuve puis la mairesse, Pauline Quinlan. 
André Dupuis était du nombre. « L'endroit est bucolique avec la grange patrimoniale. On ne peut pas détruire des sites comme ça sous prétexte qu'on veut faire du développement résidentiel. [...] Il y a trois ans, on s'était opposés à ce que les bâtiments soient rasés. On avait eu gain de cause et j'espère que la Ville sera conséquente avec la première décision », a-t-il lancé juste avant la séance.
En fait, l'entreprise Groupe immobilier Gince projette de démolir la maison et la grange pour construire deux résidences sur le vaste site, qui serait alors scindé en deux lots. Le promoteur avait déjà eu l'aval du conseil municipal pour ériger une dizaine d'habitations sur une série de lots contigus à celui du 245, chemin­ de Gaspé.
En suspens
Après avoir expliqué les tenants et aboutissants de la démarche du comité de démolition, les représentants de la Ville ont annoncé aux citoyens que la demande du promoteur avait été rejetée. Ce dernier a 30 jours pour contester la décision. 
Benoit Beaudry s'est dit satisfait du verdict. « Je suis content de ne pas avoir lancé la pétition pour rien, a-t-il dit. C'est une belle victoire. »
De son côté, Mme Quinlan a concédé que le mouvement contestataire a pesé dans la balance. « La décision a été influencée par la prise de position des citoyens, avec une préoccupation d'être juste avec la demande [du promoteur]. On pense que si on enlève toutes les traces du passé, ce n'est pas la meilleure décision­ pour les générations futures. »