On voit ici une esquisse de la future place publique vue à partir de la rue Shefford.

Bromont dévoile le concept de sa future place publique

Organique et festive. C’est ainsi que Bromont décrit l’ambiance qui règnera au sein de la future place publique. Si tout se déroule comme prévu, les travaux seront lancés l’été prochain. Le projet estimé à trois millions de dollars devrait être bouclé d’ici l’automne 2019.

«La place publique doit être un lieu de rassemblement, un lieu où toutes les générations de Bromont vont vouloir se rencontrer. Ce sera également un attrait incontournable. Je suis très fier du travail accompli jusqu’ici pour réaliser ce projet très important. Il ne faut pas l’oublier, l’endroit appartient à la communauté. Et ce que l’on présente dans le concept retenu, c’est en quelque sorte la commande des citoyens et des commerçants», a indiqué en entrevue le maire de Bromont, Louis Villeneuve, en référence aux différents exercices de consultation menés ces derniers mois.

Fluidité et flexibilité

Sans renier son passé, la Ville souhaite faire disparaître l’étiquette de «Vieux-Village» au secteur de la rue Shefford situé au cœur de la municipalité. D’ailleurs, la place publique se veut un endroit dynamique qui permettra de relier l’artère principale au Campus Germain-Désourdy, un peu en retrait, qui compte de nombreux équipements. On y retrouve notamment des jeux d’eau et des modules d’exercices. À cela s’ajoutent l’aréna, des courts de tennis puis un terrain de soccer synthétique. Un chalet de parc y a aussi été érigé récemment.

En ce qui concerne la place publique, sise entre le Café 1792 et la boutique l’Apothicaire, la Ville a opté pour un concept alliant fluidité et flexibilité des infrastructures.

Le directeur de l’urbanisme à Bromont, Marc Béland, et le maire de la Ville, Louis Villeneuve, posent devant l’endroit où sera aménagée la future place publique de la municipalité.

«Les volumes, les dimensions des bâtiments sont importants. Ensuite, les détails architecturaux peuvent être plus modernes, tant que ça ne vient pas s’imposer sur la rue Shefford», a mentionné le directeur de l’urbanisme, Marc Béland. «On ne voulait pas une vocation qui ferait compétition aux commerces existants, a renchéri le directeur général de la municipalité, Éric Sévigny. En même temps, on voulait un espace versatile.»

La place comportera un bâtiment doté d’un bloc sanitaire, ainsi que quelques locaux. Une portion sera dédiée aux cyclistes. On y retrouvera entre autres un atelier pour réparer les vélos, avec quelques outils spécifiques. La toiture se prolongera en une pente douce pour créer un espace couvert, abritant potentiellement une scène rétractable pour des spectacles extérieurs. L’agora pourra accueillir de 500 à 700 personnes. Des estrades seront intégrées à même le terrain juste en face afin de se fondre dans le paysage.

Plusieurs îlots de verdure seront aménagés. Cela permettra aux gens de déambuler dans des sentiers entourés de végétaux ou d’y trouver un peu d’ombre. La population pourra également pratiquer des activités en plein air sur un grand espace gazonné. Tout a été pensé pour préserver la vue sur la montagne ainsi que sur les immeubles patrimoniaux aux abords du site.

Comme le souhaitent les citoyens, une fontaine aura une place de choix au cœur du lieu de rassemblement. Éric Sévigny croit toutefois qu’une telle infrastructure occupant l’espace en permanence n’est pas à préconiser. La Ville opterait plutôt pour une fontaine que l’on peut activer ou arrêter au besoin.

La place comportera un bâtiment doté d’un bloc sanitaire, quelques locaux et une agora pouvant accueillir de 500 à 700 personnes.

Marché public

Plusieurs citoyens ont évoqué au fil des consultations la nécessité d’incorporer un marché public au sein du lieu de rassemblement. L’espace a été pensé de façon à pouvoir tenir de telles activités en utilisant notamment le toit du bâtiment multifonctionnel puis en érigeant des chapiteaux à proximité, afin de créer une ambiance conviviale. Or, aucune décision n’est arrêtée pour l’instant dans cette portion du dossier.

«Il va falloir consulter les marchands et les citoyens, car certains en veulent, d’autres pas. On veut faire un choix éclairé», a indiqué Louis Villeneuve.

Par ailleurs, l’endroit pourra accueillir des festivals pour mettre en valeur des produits de la région, entre autres, a souligné le maire, citant en exemples des produits du terroir et vinicoles. «L’ajout d’une place publique permettra aussi d’attirer d’autres commerçants compatibles avec le volet festif des lieux», a-t-il fait valoir.

En ce qui concerne l’espace de stationnement, la Ville a une entente pour utiliser celui de l’église Saint-François-Xavier, située juste en face. Les visiteurs pourront également garer leur véhicule à l’aréna. La municipalité mise toutefois sur le transport actif pour accéder au cœur du village. En ce sens, le projet de navette électrique est toujours dans les cartons.

Rappelons que les Bromontois ont eu plusieurs occasions et plateformes pour donner leur opinion concernant l’aménagement de la place publique. Les citoyens se sont d’ailleurs présentés en grand nombre à l’atelier de «cocréation», tenu en avril. De l’exercice ont émané deux scénarios, dévoilés à la population en juin.

Les gens ont ensuite eu un mois pour se prononcer à nouveau à propos de l’initiative. La Ville s’est inspiré des principaux points saillants pour élaborer son concept final, de concert avec l’organisme Rues Principales.

Notons que la municipalité a jusqu’ici investi près d’un million de dollars pour acheter le garage Lequin, les terrains attenants ainsi que pour décontaminer le sol. Un budget avoisinant deux millions de dollars est envisagé pour réaliser l’ensemble des travaux de la future place publique. L’étape des plans et devis devrait être complétée d’ici le début de 2019.