Le projet du Cercle des Cantons fera l’objet d’une consultation publique le 23 avril.

Bromont: consultation publique imminente pour le Cercle des Cantons

La relance des phases restantes du Cercle des Cantons se profile à l’horizon. Une rencontre est à l’agenda le 12 avril entre le promoteur, Groupe Lobato, et les membres du comité de résidents pour discuter du plan d’ensemble présenté à Bromont. Les citoyens pourront se prononcer publiquement à propos du projet domiciliaire le 23 avril à l’hôtel de ville. Puis, les élus trancheront.

Un certain rapprochement semble se dessiner entre Groupe Lobato et des résidents de phases antérieures, qui étaient à couteaux tirés depuis des mois à propos de la tangente que doit prendre le vaste projet, stoppé deux fois par la faillite de promoteurs précédents. C’est du moins ce qui ressort des commentaires de participants à la rencontre tenue le 27 mars entre les deux parties, de concert avec des représentants de la Ville à titre d’observateurs. La conseillère du quartier lac Bromont, Claire Mailhot, était du nombre. « Il y avait des ponts à bâtir, a-t-elle imagé. Dans l’ensemble, ça a été un bel échange. J’ai trouvé que c’était constructif. Et pour ce qui est des questions sans réponses, la consultation publique servira à éclaircir le tout. »

Le maire de Bromont, Louis Villeneuve, abonde dans le même sens. « Ça a été une rencontre très civilisée. Il n’y avait pas d’agressivité. Mais on sent l’inquiétude des gens à cause de ce qui a été fait dans les phases antérieures. Et je les comprends », a dit l’ancien conseiller du district, qui n’a toutefois pas pu assister à l’ensemble de l’entretien.

De son côté, celui qui pilote le projet, José Lobato, qualifie d’« hyper positive » la récente réunion. « À la suite de la dernière rencontre, on a été capables d’améliorer encore le projet. Alors c’est signe qu’on est ouverts et qu’on veut bien le développer », a-t-il mentionné en entrevue.

La conseillère du district lac Bromont, Claire Mailhot, a qualifié de «constructif» le plus récent échange entre le promoteur et les résidants de phases antérieures.

Couvert boisé
Jean Crépeau, président du conseil d’administration de la phase initiale du Cercle des Cantons, concède que le promoteur a « fait un bout de chemin ». « Il faut être honnête, il y a eu des améliorations, a-t-il dit. Avant, il y avait 14 unités de quatre logements, alors que maintenant, on en propose 10. Et on parle désormais de stationnements souterrains, ce qui réduit l’étalement. »

M. Crépeau estime néanmoins que la préservation du couvert boisé demeure le principal point qui achoppe dans le projet, dont les phases cinq à neuf sont à venir. « Lobato nous a fait un bon pitch de vente. Mais n’en demeure pas moins que la protection de la forêt n’est pas assez grande. À l’origine, le promoteur s’était engagé à préserver 53 % du couvert boisé. Et selon nos calculs avec les phases restantes, ce n’est pas le cas », a-t-il fait valoir.

Louis Villeneuve a tenu à remettre les pendules à l’heure à ce sujet. « Entre le jour un du projet et aujourd’hui, les conseils municipaux de l’époque ont apporté des modifications au protocole d’entente des phases déjà réalisées. M. Lobato a racheté [le site] et respecte les plus récentes clauses. »

Rappelons que les élus ont rejeté, lors de la séance du conseil du 5 juin dernier, la demande de modification du projet déposé par le promoteur. « Selon un des critères du PIIA [Plans d’implantation et d’intégration architecturale, NDLR], les bâtiments devraient être implantés en respectant les constructions voisines tout en favorisant un dégagement à son pourtour pour le maintien du couvert boisé. [...] L’implantation devrait être réfléchie en fonction de la protection des paysages, du maintien de la topographie naturelle et de la qualité de l’environnement. »

« Les mains sur le volant »
À l’aube d’un dénouement dans cet épineux dossier, Louis Villeneuve a réitéré que la municipalité ne laissera aucun détail lui filer entre les doigts. « Pour la Ville, la priorité demeure la protection de l’environnement. Et il n’est pas question d’accepter des normes en deçà de ce qui était prévu pour les phases restantes. On a les mains sur le volant pour les étapes à venir », a-t-il indiqué.

Quant à José Lobato, il estime que tous les ingrédients sont réunis pour en arriver à une entente. Par ailleurs, l’homme d’affaires aborde avec optimisme la consultation publique. « Il y a toujours des irréductibles, a-t-il dit. Mais je crois qu’on n’est pas loin d’un projet qui fera l’affaire de tout le monde. [...] Après la réunion du 12 avril, le gros du travail de rapprochement sera fait. »