Le maire de Bromont, Louis Villeneuve.

Bromont ajoute 200 acres de son territoire en zone de conservation

La municipalité de Bromont vient de faire un autre pas important pour atteindre son objectif d’avoir 20 % de son territoire protégé en zone de conservation. Les pourparlers remontant à plus d’un an entre le promoteur Daniel Émond et la Ville ont permis d’en venir à une entente. L’homme d’affaires cède ainsi à la localité un site de près de 80 hectares attenant au Domaine naturel du lac Gale. Les élus ont entériné une résolution en ce sens lors de la séance du conseil, lundi soir.

« Je suis tellement heureux. Je regarde Bromont et je vois comment les gens sont interpellés par la protection de notre territoire. [...] Recevoir le don d’un terrain équivalent à 317 terrains de football, c’est impressionnant. C’est avec des gestes comme ça que l’on va atteindre notre objectif. Vraiment, quel legs pour notre jeunesse », a confié le maire de Bromont, Louis Villeneuve, en marge de la séance du conseil.

Cet important don de M. Émond s’ajoute notamment à l’acquisition du Parc des sommets dans le massif du mont Brome.

Rappelons également qu’après avoir vu s’évanouir leurs espoirs de pouvoir se construire sur leurs terrains enclavés, les propriétaires de lots totalisant près de 3,5 hectares avaient accepté en septembre 2017 de les vendre à la Ville afin qu’ils se greffent à l’aire protégée du Domaine naturel du lac Gale.

De plus, la municipalité a dévoilé le 22 octobre dernier un don de 33 hectares (82 acres) de terrain contigu au Domaine, dont la superficie est de 98 hectares (242 acres). Une plaque commémorative soulignant le geste de Jean-Luc Pépin et sa conjointe Ketty, propriétaires du site, avait alors été inaugurée en bordure du réseau de sentiers.

Offre bonifiée

Le circuit actuel du Domaine totalise 17 km de tracés quatre saisons. Cette offre sera bonifiée au cours des mois à venir avec l’accroissement de la superficie du territoire préservé.

La Société de conservation du mont Brome sera la gestionnaire de la servitude de la nouvelle aire protégée avoisinant 80 hectares, incluant le sommet du mont Gale.

La présidente de l’organisation, Claudette Duclos, accueille ce don de M. Émond comme une « bouffée d’air frais ». « Vraiment, on ne peut pas être plus enthousiastes. Jumelé au don de la famille Pépin, c’est simplement génial. Ça permettra de protéger davantage le secteur du lac Gale, qui a une énorme valeur écologique. Un bel héritage que l’on veut laisser aux générations futures. »

Le décompte final pour savoir où en est rendu Bromont relativement à son but d’avoir 20 % de l’ensemble de son territoire (11 600 hectares) en zone préservée n’était pas achevé lundi.

Projet domiciliaire

Dans ce dossier de longue haleine avec Daniel Émond, un protocole d’entente avait été adopté en septembre 2017.

L’accord stipule notamment que le promoteur doit faire un don d’une vaste parcelle de terrain à des fins écologiques. En contrepartie, le promoteur pourra aller de l’avant avec son projet domiciliaire. Celui-ci prévoit le prolongement de la rue des Frênes afin d’y ériger une douzaine de résidences unifamiliales. La superficie des terrains serait d’environ 15 000 mètres carrés (1,5 hectare), avait mentionné à La Voix de l’Est le directeur des finances et du développement économique, Richard Joyal.

En ce sens, les élus ont approuvé, lors de la séance extraordinaire du 19 décembre 2017, le plan de lotissement préparé par la firme Consultants S.M., conformément au Règlement sur les plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) de la Ville.

Il n’a pas été possible d’obtenir lundi les commentaires de Daniel Émond.