La MRC Brome-Missisquoi demande à rester en Montérégie en ce qui a trait à l’agriculture et aux forêts.
La MRC Brome-Missisquoi demande à rester en Montérégie en ce qui a trait à l’agriculture et aux forêts.

Brome-Missisquoi veut faire le saut en Estrie, mais pas pour l’agriculture et la foresterie

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Les maires de Brome-Missisquoi ont réussi à trouver un consensus concernant le transfert des 21 municipalités vers l’Estrie. Ils ont adopté une résolution plus complète, mardi soir, qui a fait l’unanimité.

Le principal changement vise à demander à ce que Brome-Missisquoi demeure en Montérégie en ce qui a trait à l’agriculture et à la foresterie. Elle précise également qui le conseil souhaite voir au comité de transition harmonieuse, une condition centrale au transfert de la MRC vers l’Estrie.

La résolution qui sera donc envoyée à différents ministères, dont au ministre responsable de l’Estrie François Bonnardel, informe le gouvernement du Québec de la volonté de la MRC à rester sur le territoire montérégien pour les services du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec ainsi que pour ceux du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Les maires réitèrent d’ailleurs qu’ils veulent que la transition en Estrie de tous les services du ministère de la Santé et des Services sociaux se termine le plus rapidement possible.

De plus, ils souhaitent que le Fonds régions et ruralité soit augmenté «d’une somme suffisante afin que le montant par habitant soit au moins équivalent au montant par habitant actuellement dévolu en Estrie», a lu le directeur général de la MRC, Robert Desmarais.

Vote unanime

Le comité pour une transition harmonieuse, dont une première rencontre est souhaitée avant le 31 décembre, étudiera le meilleur territoire de desserte, entre l’Estrie et la Montérégie, pour les services du ministère de l’Économie et de l’Innovation, du ministère de la Culture et des Communications et du ministère de l’Éducation.

Ce comité sera formé de représentants des six pôles de Brome-Missisquoi, de représentants des secteurs agricoles et forestiers, comme de l’Agence forestière de la Montérégie, des différents ministères concernés et de Robert Desmarais.

Pour la première fois depuis le début de ce dossier, amené sur la table de travail il y a plus de deux ans, les maires ont trouvé consensus. Sylvie Dionne-Raymond, mairesse de East-Farnham, a demandé le vote, ce qui a confirmé l’unanimité autour de la table virtuelle.

Rappelons que, la semaine dernière, lors d’une séance extraordinaire, les villes les plus populeuses ont tranché en votant en faveur du projet de transfert en Estrie. Bolton-Ouest, Brome, Bromont, Cowansville, Farnham, Lac-Brome et Stanbridge Station se sont prononcées en faveur du transfert. Quatorze plus petites municipalités ayant moins de votes au conseil avaient toutefois voté contre. L’issue du vote avait bien démontré la division des élus sur le sujet.

La séance de mardi soir démontre cette fois une approche plus harmonieuse.

«Je suis bien content qu’on puisse arriver à quelque chose de probant», a lancé le préfet de la MRC Brome-Missisquoi et maire de Farnham Patrick Melchior, qui avait fait les frais de quelques envolées émotives dans les dernières rencontres. Il a par ailleurs reçu des excuses au terme de la réunion publique.

Le travail ne fait que commencer. Avant la première rencontre du comité, «on va devoir monter un argumentaire pour les points mentionnés dans la résolution, a précisé Robert Desmarais. On pourra travailler avec des partenaires des milieux concernés pour avoir des arguments et des raisons valables pour justifier ces choix-là.»

Ils tenteront de convaincre ainsi les ministères du bien-fondé de leurs demandes.