Selon ce Coup d’oeil sociodémographique, la Montérégie « a enregistré son solde migratoire le plus élevé en plus de 15 ans » avec un gain de 8918 habitants supplémentaires.

Brome-Missisquoi séduit les familles et les jeunes retraités

En Montérégie, c’est Brome-Missisquoi qui a accueilli la plus grande proportion de nouveaux citoyens venus s’y établir au cours de la dernière année. La région fait la part belle aux familles et aux jeunes retraités, selon le plus récent bilan migratoire publié mercredi par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Selon ce Coup d’œil sociodémographique, la Montérégie « a enregistré son solde migratoire le plus élevé en plus de 15 ans » avec un gain de 8918 habitants supplémentaires, particulièrement au détriment de Montréal, qui a subi la plus importante baisse depuis une décennie.

Avec un gain net de 946 nouveaux habitants — c’est-à-dire la différence entre les citoyens qui sont venus s’établir dans la région (3496) et ceux qui l’ont quittée (2550) pour aller vivre ailleurs —, Brome-Missisquoi enregistre une hausse équivalent à 1,59 % de sa population et se classe ainsi parmi les dix MRC du Québec ayant accueilli le plus de nouveaux résidents au cours de l’année 2017-2018, toutes proportions gardées, mentionne l’ISQ.

« C’est une excellente nouvelle ! », s’est réjouie la préfète de la MRC de Brome-Missisquoi, Sylvie Dionne Raymond, d’autant plus que la stratégie d’attraction de nouveaux travailleurs et résidents élaborée par la municipalité régionale de comté (MRC) n’a pas encore été déployée.

Avec une hausse équivalent à 1,59 % de sa population, Brome-Missisquoi se classe parmi les dix MRC du Québec ayant le plus amélioré leur bilan migratoire au cours de l’année 2017-2018, mentionne l’ISQ

L’Institut précise également que ce sont dans ces dix MRC que la proportion des 0-14 ans et des 25-44 ans s’y étant établie est la plus élevée, laissant entendre que ce sont surtout des familles qui ont choisi d’aller vivre dans ces secteurs.

Brome-Missisquoi enregistre aussi des gains notables chez les 45-64 ans.

Cela laisse présager que des travailleurs viennent s’y établir à l’approche de la retraite pour y couler des vieux jours heureux, ce qui rejoint le constat que dresse Mme Dionne Raymond. « Les gens veulent venir vivre dans notre coin à leur retraite, notamment en raison des paysages et de la diversité d’activités qu’on peut pratiquer en plein air, note-t-elle. C’est à notre avantage. »

Ailleurs

Or, même si un plus grand nombre de personnes (4024) ont choisi de venir vivre dans la MRC de la Haute-Yamaska, celle-ci arrive sixième dans la région, avec un gain net de 737 résidents (0,83 %). C’est qu’un plus grand nombre de résidents (3287) ont choisi d’aller s’établir ailleurs au cours de la même période.

Les statistiques pour les MRC d’Acton et de Rouville font état d’un bilan migratoire plutôt stable, alors que la première a gagné 26 habitants et la seconde, 17.

Globalement, la Montérégie a obtenu un taux net de migration interne de 0,58 %.

Seule la MRC des Maskoutains a connu un bilan migratoire négatif, avec une perte représentant 0,05 % de sa population.