La Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi a reçu 4500 tonnes de matières organiques en un an de la part des municipalités de Brome-Missisquoi.

Brome-Missisquoi: déjà 4500 tonnes compostées en un an

Les citoyens de Brome-Missisquoi répondent avec enthousiasme à la collecte des matières organiques. Implantée dans la plupart des 21 municipalités de la région depuis septembre 2018, et depuis mai dans les villages restants, cette collecte a permis d’amasser 4500 tonnes de matières organiques en un an.

Ce chiffre, même si imposant, n’est pas représentatif d’une année complète avec toutes les villes partenaires, nuance David Romsby, directeur général de la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi (RIGMRBM), qui gère la plateforme de compostage, située à Cowansville. Cependant, ce tonnage respecte les objectifs fixés pour la région.

«On s’était fixé l’objectif de recevoir 14 000 tonnes de matières organiques de Brome-Missisquoi et la Haute-Yamaska, en incluant les copeaux de branches qu’on reçoit des écocentres et qu’on utilise comme matériaux structurants. On va atteindre l’objectif facilement cette année», a assuré M. Romsby.

De plus, les municipalités sont ouvertes aux améliorations. Il arrive encore que certains voyages de matières organiques soient rejetés puisqu’ils sont contaminés par des matières non compostables, comme du verre ou du plastique.

Les citoyens peuvent venir chercher du compost depuis août à la plateforme de compostage située à Cowansville. Des pelles sont mises à leur disposition pour remplir leur remorque ou leurs chaudières.

En juin, La Voix de l’Est révélait que 27,9 % des collectes organiques provenant de Bromont étaient contaminées. Sans avoir la donnée mise à jour sous la main, M. Romsby assure que les Bromontois se sont améliorés.

«Quand on reçoit des voyages non conformes, on envoie des avis de non-conformité aux villes, mentionne le directeur général. On leur envoie des rapports. On est axé sur la communication. On veut que les villes s’arrangent avec le transporteur pour trouver la source du problème. Dans le cas de Bromont, ça peut arriver qu’il y ait des voyages non conformes, mais le dernier date de quelque temps. La majorité des villes sont bonnes. Un seul bac brun peut rendre un voyage non conforme, mais la majorité des villes participent bien et sont ouvertes à avoir une communication avec nous pour s’améliorer.»

Le compost généré à la plateforme de la RIGMRBM est de qualité A, c’est-à-dire qu’il est tout usage. «On est très fiers du produit», commente M. Rumsby.

Il rappelle par ailleurs que les citoyens peuvent venir chercher du compost depuis août. Des pelles sont mises à leur disposition pour remplir leur remorque ou leurs chaudières. Le port de gants et de souliers fermés est obligatoire pour des raisons de sécurité.