Denis Paradis a eu l’occasion de visiter l’usine des Plastiques Moulin et de voir à l’œuvre les cellules robotisées.

Brome-Missisquoi: 465 000$ investis par Ottawa

Le député fédéral Denis Paradis a annoncé d’importantes sommes dans la MRC de Brome-Missisquoi, jeudi, dont une contribution remboursable de Développement économique Canada de 300 000 $ à l’entreprise Plastiques Moulin, située à Lac-Brome.

Cette somme vient compléter le montage financier de 3,5 M $ pour l’augmentation de la capacité de ses installations.

Les premiers morceaux, déjà en cours d’installation, sont un refroidisseur d’eau à la fine pointe de la technologie et une mise à niveau de la capacité électrique de l’usine de la rue Victoria.

« On refroidit l’eau pour faire durcir le plastique, explique Éric Desrosiers, directeur général et copropriétaire avec son frère François et leur père Réjean. Quand on l’injecte, le plastique est à l’état liquide. En 20 secondes, il faut le refroidir avec des circuits d’eau dans le moule pour qu’après on soit capables de sortir la pièce. C’est [une étape] très critique dans notre procédé. On était en sous-capacité. »

Bacs de plastiques, paniers à linge, séchoirs à vaisselle et classeurs sur roues ne sont que quelques exemples de ce qu’offrent les Plastiques Moulin. Au moment de la visite de l’usine, différents formats de bacs et de classeurs ainsi que des paniers à lessive étaient en cours de fabrication.

Robotisation contre la pénurie
En augmentant les capacités en eau froide et en électricité, les propriétaires peuvent alors ajouter des systèmes de production. Trois presses à injection et trois cellules robotisées de production — afin de répondre à la demande toujours croissante — sont attendues en mai.

La robotisation joue un rôle majeur dans l’usine. « On a implanté cinq cellules robotiques et on n’a licencié personne, souligne Éric Desrosiers. Ça démontre que l’augmentation de la productivité était là et on a pu faire plus de volume. On le sent de plus en plus, depuis 2017, que c’est beaucoup plus difficile d’attirer de la main-d’œuvre. »

« Ce sont les postes les plus répétitifs qui sont robotisés », renchérit le vice-président, François Desrosiers. Réaffecté, le personnel a pu obtenir un emploi plus stimulant et des postes ont été créés pour effectuer la maintenance des robots. Une vingtaine de nouveaux postes sont même envisagés.

L’espace d’entreposage dans les installations sera maintenant voué à cette production augmentée. Un entrepôt a été loué à Waterloo pour permettre l’entreposage des produits.

Agrandissement nécessaire
Ces travaux étaient devenus nécessaires. Non seulement l’eau n’était pas toujours assez froide en raison du haut volume de production, mais l’entreprise n’était plus en mesure de répondre à des commandes supplémentaires, avoue le directeur général, malgré que l’usine fonctionne 24/7. Ils ont même dû en refuser une, l’an dernier, ce qu’ils se promettent de ne plus faire. « Ça fait mal au cœur de faire ça. »

Éric et François Desrosiers travaillent sur ce projet depuis un an et, grâce à des prêts d’Investissement Québec (1,1 M $), Desjardins et maintenant Développement économique Canada, ils peuvent concrétiser leurs plans.

« Je déteste parler de certitudes parce que la vie c’est pas comme ça, mais oui il y a un bon potentiel de croissance, souligne le directeur général. On a démontré qu’on était en croissance, qu’on est capables de livrer. Il y a une demande de notre client principal qui va assurer une bonne partie du plan de croissance. »

Loisirs
Les deux autres annonces de Denis Paradis concernaient la communauté. « On a fait trois domaines différents aujourd’hui, souligne le député libéral. Brigham, c’était pour une salle communautaire à mettre à niveau et faire une place où serrer les équipements de sports. Les travaux sont bien avancés aussi. » Un montant de plus de 45 000 $ a été octroyé.

Il a également accordé une subvention de près de 120 000 $ au Parc d’environnement naturel de Sutton pour la remise à niveau des sections plus vétustes des sentiers au moyen de travaux de drainage, de remblayage et de construction de ponceaux, d’escaliers et de marches, et de la réfection d’un abri. Une annonce qui en a réjoui plus d’un.

Ces deux subventions proviennent du PIC150. « Ce programme a tellement bien marché que le caucus rural pousse pour avoir un renouvellement de l’enveloppe. On ne peut pas appeler ça 150 encore des années, mais ce programme est essentiel pour une région comme la nôtre », affirme M. Paradis.