Frank Languey est fondateur de la boutique de loisirs Hobbec à Granby, commerce qui célébrera ses 46 ans d’activités le 12 juillet prochain.
Frank Languey est fondateur de la boutique de loisirs Hobbec à Granby, commerce qui célébrera ses 46 ans d’activités le 12 juillet prochain.

Boutique Hobbec: d'une génération à une autre

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
La passion du modélisme et du miniature en est une qui se transmet de génération en génération. Parlez-en à Frank Languey, copropriétaire et fondateur de la boutique de loisirs Hobbec à Granby, commerce qui célébrera ses 46 ans d’activités le 12 juillet prochain.

Lui-même amateur de modélisme, M. Languey a su transmettre cet intérêt à son fils Frédéric, qui est devenu son partenaire d’affaires il y a un peu plus d’une douzaine d’années. « Il a grandi dans le commerce. Il vient ici depuis qu’il a cinq ans, quand il venait faire ses devoirs après l’école, raconte fièrement le détaillant de la rue Principale. Les clients le connaissent depuis longtemps et ça les rassure : ils savent que la relève est là et qu’on est là pour rester. »

Une clientèle fidèle, certes, sur laquelle Languey père et fils peuvent compter depuis des décennies. À l’image d’Yves Bonneau, qui fréquente l’endroit depuis l’âge de dix ans, de nombreux clients de Hobbec s’y rendent depuis des décennies.

De petits garçons devenus des hommes et des pères, qui n’hésitent pas à faire découvrir leur passe-temps de prédilection à leur fils. « J’ai un de mes vieux clients qui a initié son fils à la confection de bateaux miniatures en bois. Le fils est devenu meilleur que le père et il a même gagné des prix ! » raconte M. Languey.

Celui-ci apprécie les liens serrés qu’il a pu développer avec ses clients réguliers au fil des ans. « C’est beaucoup plus qu’un magasin ici », confie-t-il.

Internet n’est pas un compétiteur aux yeux du marchand. « Les gens savent ce qu’ils veulent. Quand ils voient quelque chose sur Internet, ils viennent nous voir pour qu’on le commande pour eux », indique-t-il.

Le modélisme fait peut-être parler moins de lui, il n’en demeure pas moins encore populaire auprès de ceux qui le pratiquent. « Les gens ne s’en vantent pas, mais il y a encore un marché pour le modèle réduit », indique M. Languey.

Celui-ci est aussi d’avis qu’il s’agit d’une manière différente de s’intéresser à l’Histoire, signe que le loisir est loin d’être désuet. « Aujourd’hui, je vois des ados venir acheter des modèles réduits de chars d’assaut et d’avions de la Deuxième Guerre mondiale, relate le commerçant. Je pensais que je n’étais pas si mal, mais eux, ils en savent un paquet ! Quand ils s’intéressent à quelque chose, ils veulent tout savoir. »

Pourquoi pas de père en fille ?

Dans l’univers du miniature, les femmes se font rares. Lentement, mais sûrement, la gent féminine se taille une place dans ce domaine qui a longtemps été la chasse gardée des hommes.

« Le modèle réduit est un passe-temps qui peut intéresser autant les filles que les garçons, estime M. Languey, surtout les modèles à coller. Les filles sont plus patientes et minutieuses en général. Ça donne de beaux résultats. »

« Tranquillement, ça change, poursuit le détaillant. On voit de plus en plus de filles, qui ont appris avec leur père ou avec leur amoureux. J’ai une cliente qui a commencé à venir ici parce que son copain faisait des autos à coller. Elle est rendue meilleure que lui ! » Marie-Ève Martel