L’étude réclamée par le ministre des Transports, François Bonnardel, sera réalisée cet été.

Bonnardel réclame une étude sur la vitesse de la route 241

L’appel de Shefford et Bromont de revoir la vitesse sur un tronçon de la route 241 entre les deux municipalités a trouvé écho. Le ministre des Transports et responsable de l’Estrie, François Bonnardel, a demandé à ce qu’une étude soit réalisée par le MTQ cet été.

« François jugeait que ça méritait de mettre à jour les données. Bromont menait la bataille seule par le passé et l’arrivée de Shefford dans le dossier a changé la donne. L’étude aura lieu cet été. À partir de là, on peut espérer des résultats assez rapidement », a indiqué en entrevue l’attaché politique du député de Granby, Marc-André-Morency.

Le maire de Bromont, Louis Villeneuve, a salué la décision du ministre des Transports. « Je ne connais pas beaucoup François Bonnardel, mais j’aime ce que je vois depuis qu’il est ministre, a-t-il dit. Il m’apparaît comme un homme vrai, un gars engagé. Je suis très heureux qu’il prenne le temps d’examiner nos demandes. Comme gouvernement de proximité, on se sent considéré. »

Le directeur général du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB), Nicolas Legault, également au cœur de la démarche, y voit une grande preuve d’ouverture du gouvernement. « Génial, a-t-il lancé en entrevue. C’est une très bonne nouvelle. Le gouvernement va enfin avoir des données à jour pour prendre une décision éclairée. »

Réaction similaire du côté du maire de Shefford, Éric Chagnon. « On est très contents, a-t-il mentionné lorsque La Voix de l’Est lui a appris la nouvelle. C’était une demande unanime du conseil. [...] C’est un dossier qui date de longtemps. Des citoyens nous parlent de l’aspect sécuritaire, mais la grande partie [de la réflexion] vient des élus. »

Ceux-ci ont entériné, le 15 janvier, une résolution demandant une « étude portant sur la réduction de la limite de vitesse de 90 km/h à 70 km/h sur la portion de la route 241 située entre les numéros civiques 1729 et 1901 ». La quantité de véhicules qui circulent dans ce secteur ainsi que la visibilité restreinte en raison de nombreuses courbes figurent parmi les arguments de la municipalité.

Impasse

En ce qui concerne Bromont, la section de route problématique va du chemin de Lotbinière jusqu’à l’intersection du boulevard de Bromont, où la limite de vitesse passe de 90 km/h à 50 km/h.

En fait, le dossier a pris naissance en novembre 2014. Des résidents du Domaine du Boisé avaient alors soulevé au comité de circulation de Bromont la sécurité déficiente pour se déplacer à pied ou à vélo aux abords de la route provinciale. En juillet 2015, par voie de résolution, la Ville demandait au MTQ de se pencher sur le dossier, afin que la vitesse maximale autorisée soit diminuée. Nicolas Legault a fait de même. Le mois suivant, une rencontre impliquant le MTQ, la municipalité et le CNCB a eu lieu à Bromont pour tenter de dénouer l’impasse, en vain.

Les représentants du Ministère avaient entre autres appuyé leur décision défavorable sur le fait que l’environnement en périphérie du noyau urbain n’incite pas à ralentir et qu’une présence policière constante serait nécessaire pour faire respecter la limite de vitesse abaissée dans le tronçon ciblé.

Le MTQ avait néanmoins posé un premier geste en juin 2016, en marquant la vitesse maximale sur la chaussée près du CNCB. La Ville a par la suite dû débourser un peu plus de 6000 $ pour l’achat d’un radar pédagogique, installé dans la même zone. Idem en ce qui concerne une pancarte prônant le partage de la route. Une piste cyclable bidirectionnelle a également été aménagée.

En avril 2017, les citoyens du Domaine du Boisé sont revenus à la charge en déposant une pétition pour que des actions concrètes soient entreprises pour réduire la vitesse. La Ville a à nouveau adopté une résolution, en juin 2017, réitérant au MTQ de revoir sa position.