Le permis pour la construction du complexe pour retraités de Réseau Sélection, à l'angle des rues Racine et Saint-Charles Sud, a eu un impact important sur les statistiques annuelles de l'industrie de la construction.

Bond de 87 % des nouvelles constructions à Granby

Grâce à une poignée de projets majeurs, l'industrie de la construction a rebondi en 2016 à Granby. Le nombre de nouvelles unités de logement a grimpé de 87 %, tandis que la valeur des travaux déclarés a augmenté de 49 %, selon les données de la Ville. Une des meilleures performances en la matière depuis dix ans.
Le ralentissement économique n'avait cependant pas épargné le secteur de la construction en 2015, alors que le nombre de nouvelles unités de logement avait chuté de 11 %, comparativement­ à l'année précédente. 
« On va être honnête, c'est une performance d'autant plus exceptionnelle que l'économie était moribonde. C'est un signe de dynamisme », s'est réjoui le maire Pascal Bonin en entrevue. 
En 2016, pas moins de 669 unités de logement ont été construites, contrairement à 357 en 2015. La valeur des travaux déclarés, selon les permis et certificats délivrés, s'élève à 137,8 millions $ en 2016, alors qu'elle était de 92,7 millions $ l'année précédente. 
Le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire à la Ville, Gabriel Bruneau, note toutefois que trois permis en particulier ont eu un « impact important » en 2016. À commencer par celui délivré pour la construction du complexe pour retraités de Réseau Sélection, à l'angle des rues Racine et Saint-Charles Sud. La valeur déclarée des travaux est de 19,1 millions $. Près de 200 nouvelles unités de logement sont construites dans le cadre de ce projet.
Signaux 
Autres projets majeurs lancés en 2016 : l'implantation du quincaillier Canac (valeur de 3 millions $), dans le secteur de la rue Saint-Jude, de même que la construction des logements-études (valeur de 4,2 millions $) de l'Office municipal d'habitation (OMH) de Granby, rue Le Corbusier. 
Le développement commercial des Terres Miner a par ailleurs été entrepris avec l'ajout d'un dépanneur et d'une station-service, dotée d'un lave-auto. Trois commerces, dont deux de restauration, doivent aussi s'y implanter. 
Quelques projets d'agrandissement dans les secteurs commerciaux et industriels ont en outre été mis en branle - et complétés dans certains cas - dont ceux du magasin Wal-Mart et des entreprises Super Décapant et Polyform. 
« Il y a une espèce de "spirit" qui règne dans la ville. Je pense que les gens sont contents de l'administration municipale. Ils sentent qu'on veut aller de l'avant. Ça faisait longtemps qu'on attendait une refonte de l'urbanisme. On l'a fait. Le conseil municipal envoie beaucoup de signaux comme quoi on est ouvert aux affaires », souligne le maire Bonin. 
« Pour la démolition de l'ancienne usine d'Hafner (où Réseau Sélection s'est implanté), c'était la première fois qu'on accordait un permis sans avoir un plan de réutilisation du sol. On prenait un risque et on l'a fait. On regarde vers l'avant », ajoute-t-il du même souffle. 
Projets porteurs
Pascal Bonin affirme qu'il importe maintenant de poursuivre dans cette voie. Et si 2016 a été favorable pour le secteur commercial, 2017 pourrait bien l'être pour le secteur industriel, avance-t-il. « Il y a beaucoup de projets en cours. On espère pouvoir faire des annonces cette année », laisse savoir le maire. 
Ce dernier se réjouit par ailleurs que, dans la foulée de cette effervescence, les investissements réalisés dans ces deux secteurs d'activités soient aussi souvent synonymes de « création d'emplois ». 
Difficile de savoir de quoi sera fait 2017, dit pour sa part Gabriel Bruneau. « Mais à l'heure actuelle, je n'ai aucune raison de penser que ce ne sera pas une bonne année », indique le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire. 
Pour les amateurs de statistiques, les 669 unités de logement ajoutées en 2016 n'ont été surpassées qu'en 2008, depuis dix ans. À ce moment, quelque 917 unités avaient été comptabilisées, en particulier grâce à la construction de l'immeuble La Croisée de l'Est, rue Évangéline, et de ses 270 logements. La valeur des investissements déclarés l'an dernier, elle, a été supplantée en 2008 et 2010, alors qu'elle a surpassé à ces occasions 150 millions $.