Directeur général de l’aéroport Roland-Désourdy, Robert Blais est satisfait des résultats du Sommet sur le transport aérien régional.

Blais: «Ça a été très rafraichissant»

Une délégation de l’aéroport Roland-Désourdy était à Lévis, vendredi, pour participer au Sommet sur le transport aérien régional. En plus des maires de Bromont et de Cowansville, Louis Villeneuve et Sylvie Beauregard, le directeur général de l’aéroport, Robert Blais, était également du voyage.

« Ce que j’ai trouvé le plus satisfaisant, c’était que tout le monde a fait front commun, confie-t-il en entrevue au terme du Sommet. On est habitué de travailler chacun dans notre coin. Cette fois, tous les intervenants étaient là, qu’ils soient du milieu touristique, municipal et provincial ou du côté des transporteurs et des aéroports. Tout le monde était en mode solution. J’ai trouvé ça très positif. »

Des solutions ont été proposées pour tous les enjeux qui ont été abordés, qu’il s’agisse du coût des billets, des équipements ou des installations aéroportuaires.

« C’est sûr que [tout cela a un] coût, donc ils ne pourront pas tous être mis en application, mais il y a certainement de bonnes idées pour permettre de donner un coup de pouce important au développement et aux infrastructures des aéroports. Ç’a été très rafraichissant. »

Le financement provenant des municipalités pour les aéroports régionaux s’avère généralement insuffisant pour maintenir les infrastructures au niveau idéal, explique-t-il, que ce soit pour la réfection des pistes, des équipements ou des bâtiments.

« Il n’y avait aucun chiffre, mais il y a eu une annonce que des programmes allaient être rétablis avec des sommes importantes. Le gouvernement a reconnu l’importance du réseau des aéroports [...] et l’importance de le remettre à niveau. »

Le programme d’aide pour les infrastructures aéroportuaires régionales sera en effet renouvelé, a annoncé le premier ministre Philippe Couillard dans son discours de clôture du sommet. Une première version, il y a quelques années, n’avait permis que des investissements de 1 M$ globalement. M. Couillard a promis que la nouvelle version du programme sera plus généreuse et sur plusieurs années.

Pour les aéroports comme celui basé à Bromont, ce programme ravive l’espoir. Peu d’aéroports répondent aux critères du programme fédéral pour les infrastructures aéroportuaires, déplore M. Blais. Il espère donc que son pendant québécois viendra combler ce manque.

Bromont était prêt
Dans ses souvenirs, Robert Blais ne se souvient pas avoir déjà vu un exercice d’une telle ampleur dans le domaine du transport aérien régional. Lui-même s’était préparé pendant deux ans en vue de la tenue du Sommet, avec les différents comités sur lesquels il siège, comme celui de l’Union des municipalités du Québec, le Conseil des aéroports du Québec et l’Association québécoise du transport aérien.

Des études ont également été réalisées par les différents acteurs du transport aérien régional, par exemple pour dresser un portrait de l’état de la flotte des avions au Québec.

« Ça a été bien reçu et il semble y avoir une volonté d’aider et de mettre à jour les infrastructures et la flotte des aéronefs également », conclut-il.