On voit ici une ébauche du projet de Biergarten présentée à Magog.

Biergarten à Bromont: les promoteurs visent 2019

Le projet de Biergarten ne verra pas le jour cet été à Bromont comme l’espéraient Ian Jeffrey et Emmanuelle Ouimet. L’échéancier trop serré, notamment pour obtenir tous les permis requis, a incité le couple qui pilote le projet à réviser son plan, a appris La Voix de l’Est. Les recherches pour trouver le site optimal se poursuivent, de concert avec la Ville.

La fenêtre était mince pour lancer le projet de Biergarten à Bromont au cours des prochaines semaines. Les promoteurs ont toutefois décidé de prendre un pas de recul pour « bâtir un projet sur des bases solides ». « Les discussions vont bien avec Bromont. L’équipe de la municipalité collabore beaucoup. Quelques terrains ont été ciblés. Mais, comme le projet sera différent de celui de Magog, on doit repartir à zéro. On doit refaire les études de terrains et de marché. Sans compter les demandes de permis et possiblement de changement de zonage », a indiqué en entrevue Emmanuelle Ouimet.

Rappelons qu’un terrain situé à proximité de l’intersection des rues Merry Nord et Principale Ouest à Magog avait été ciblé à l’origine par le duo de promoteurs. Or, les élus municipaux se sont majoritairement opposés à ce que l’initiative voie le jour à cet endroit. Après avoir essuyé ce revers, les entrepreneurs ont fait les premiers pas pour entamer des pourparlers avec Bromont.

En parallèle, au moins cinq autres localités ont tenté d’attirer les projecteurs vers eux dans ce dossier. On parle notamment de Granby, Sutton et Sherbrooke. Bien que les délais s’allongent pour boucler le projet, Bromont reste seule en tête. « À la base, on demeure à Magog. On veut être le plus près possible de la maison. Je n’ai pas l’intention d’aller m’exiler ailleurs pour faire le projet. [...] On “focus” seulement sur Bromont », a mentionné la jeune femme d’affaires.

Ian Jeffrey et Emmanuelle Ouimet pilotent le projet de Biergarten.

Emmanuelle Ouimet se dit par ailleurs enthousiaste des échos que lui renvoie la communauté au sujet de l’initiative de Biergarten. « Je pense que c’est un projet rassembleur. Une fois qu’on a décidé de le faire à Bromont, ça a été bien reçu, a-t-elle fait valoir. C’est encourageant de poursuivre nos démarches. »

Idée éclatée
Loin de baisser les bras, les promoteurs et la Ville travaillent ensemble pour dénicher le site qui convient le mieux à un tel projet. « On est vraiment dans une démarche d’accompagnement et de collaboration. C’est un beau projet et on veut aider [les promoteurs] pour que ça se concrétise », a indiqué le directeur général de Bromont, Éric Sévigny.

Notons que le tandem a découvert le concept en Californie, celui-ci prenant toutefois sa source en Allemagne. Ils ont décidé de créer leur propre amalgame, découlant aussi de ce qui se fait à New York. « Le Biergarten est un jardin en plein air, avec des tables à pique-nique et, la plupart du temps, des arbres pour créer de l’ombrage. On y sert de la bière et un menu simple à partir de barbecue dans des conteneurs modifiés. Les gens peuvent aussi amener leur propre nourriture sur place. On veut créer une ambiance où les gens se mêlent et fassent de nouvelles rencontres. Une fois assis, les gens sont entourés de jeux, entre autres des tables de ping-pong et un terrain de pétanque. On veut attirer des gens de toutes les tranches d’âges. D’ailleurs, les enfants sont les bienvenus. On envisage aussi d’accepter les chiens », avait résumé Emmanuelle Ouimet.

Des visites ponctuelles de camions de « bouffe de rue » sont aussi dans les cartons. Et bien que l’essentiel des activités se déroule sur trois saisons, des événements pourraient avoir lieu durant l’hiver.

Sites et échéancier
Les promoteurs cherchent un terrain à proximité d’une artère achalandée pour y implanter le Biergarten. Dénicher la perle rare n’est toutefois pas chose aisée. « Trouver un terrain vague ayant un zonage commercial dans un secteur où il y a beaucoup de trafic, c’est plus difficile que l’on peut penser. Mais les terrains adjacents à ces zones pourraient être intéressants. Alors, on ne se ferme aucune option », a mentionné Emmanuelle Ouimet. De son côté, la Ville va « étudier tout ce qui est nécessaire pour modifier le zonage de certains sites au cours des prochains mois », a dit Éric Sévigny.

Le dossier devrait débloquer d’ici la fin de la saison estivale, estime celle qui porte l’initiative. « Si au courant de l’été, on fait l’étude de marché, on pourrait avancer cet automne. » Si tout se déroule comme prévu, la construction pourrait commencer en avril 2019.