Emmanuelle Ouimet et son conjoint, Ian Jeffrey, laissent tomber le projet de Biergarten, qui devait voir le jour en 2019 à Bromont.

Biergarten à Bromont: les promoteurs abandonnent le projet

Il n’y aura pas de Biergarten à Bromont. Ian Jeffrey et Emmanuelle Ouimet ont définitivement jeté la serviette. La femme d’affaires est néanmoins ouverte à ce qu’un autre promoteur reprenne le flambeau.

Bien que le projet demeure intéressant, Emmanuelle Ouimet a décidé de tirer un trait sur celui-ci. « Le projet n’arrivera pas. C’est fini. J’ai décidé de faire autre chose et de concentrer mes efforts ailleurs », a-t-elle indiqué.

Le duo d’entrepreneurs avait découvert le concept en Californie, celui-ci prenant toutefois sa source en Allemagne. Ils avaient créé leur propre amalgame, découlant aussi de ce qui se fait à New York. « Le Biergarten est un jardin en plein air, avec des tables à pique-nique et, la plupart du temps, des arbres pour créer de l’ombrage. On y sert de la bière et un menu simple à partir de barbecues faits dans des conteneurs modifiés. Les gens peuvent aussi amener leur propre nourriture sur place. Une fois assis, les gens sont entourés de jeux, entre autres de tables de ping-pong et d’un terrain de pétanque », avait résumé Emmanuelle Ouimet.

L’initiative avait pris naissance en 2018. À l’instar du projet d’hébertisme urbain Divertigo, le Biergarten devait initialement voir le jour à Magog. Les élus ont toutefois fermé la porte dans les deux cas. Le couple d’entrepreneurs s’était donc tourné, en mars, vers Bromont, qui avait démontré un grand intérêt. Toujours présent par ailleurs. « On est très ouverts à des projets intéressants qui apportent un plus à la communauté. En fait, on est très ouverts à l’immigration », avait lancé en entrevue le maire, Louis Villeneuve.

D’ailleurs, les promoteurs avaient poursuivi durant des mois les recherches, de concert avec la Ville, pour trouver le site optimal. Dénicher la perle rare n’est toutefois pas chose aisée. « Trouver un terrain vague ayant un zonage commercial dans un secteur où il y a beaucoup de trafic, c’est plus difficile qu’on peut penser. Mais les terrains adjacents à ces zones pourraient être intéressants », avait fait valoir le directeur général de Bromont, Éric Sévigny.

Relais

De son côté, Emmanuelle Ouimet se dit réceptive à ce qu’une personne reprenne le projet. « C’est quelque chose auquel j’avais pensé, a-t-elle concédé. Mais je n’ai pas fait de démarches. Si quelqu’un veut discuter avec moi pour reprendre le projet, mon plan d’affaires est fait. Le concept est à vendre. »