Les policiers de Granby ainsi que les préposés au stationnement pourront bientôt ranger leur calepin de contraventions à la suite de l’implantation d’une billetterie électronique dans leur véhicule.

Bientôt une billetterie électronique pour les contraventions à Granby

Les policiers et les préposés au stationnement de la Ville de Granby pourront bientôt ranger leur calepin de contraventions et leur crayon, du moins pour la rédaction des constats d’infraction. Le projet d’implantation d’une billetterie électronique, qui devait voir le jour en 2017, se concrétisera finalement cet été.

« Le but est de sauver du temps et de minimiser les erreurs sur les constats d’infraction », explique Marco Beauregard, directeur du Service de police de Granby.

Toutes les voitures identifiées du corps policier, les motos et les véhicules banalisés seront équipés du système électronique de constats d’infraction. Même chose pour les préposés au stationnement. Au total, une vingtaine de véhicules seront ainsi équipés de ce système qui comprend entre autres une imprimante.

Le policier qui intercepte un conducteur à la suite d’une infraction au Code de la sécurité routière (CSR), par exemple, entrera dans l’appareil le numéro d’immatriculation du véhicule qu’il a intercepté. Automatiquement, les informations liées au véhicule seront transcrites sur le constat.

Il en sera de même pour l’article du CSR qui correspond à l’infraction commise par le conducteur. Dès que le code sera entré, le libellé de l’infraction sera systématiquement transcrit. De cette façon, le risque de commettre une erreur diminue. Il lui restera seulement qu’à imprimer la contravention et la remettre à l’automobiliste.

La billetterie électronique ne fera pas disparaître en totalité le calepin de contraventions. Les policiers à vélo pourront continuer à l’utiliser puisqu’ils sont restreints dans les équipements qu’ils peuvent transporter. À la suite de l’implantation du système, une copie papier sera requise un certain temps au cas où le système rencontre des difficultés.

Le nouveau système devrait être implanté cet été. Une première étape a été franchie la semaine dernière. Les élus municipaux ont donné le feu vert aux critères de sélection et de pondération pour le mandat de services professionnels pour l’acquisition et l’implantation du système électronique de constats d’infraction.

Le projet, évalué à 175 000 $, devait initialement être implanté en 2017. Or, un premier appel d’offres n’a pas permis d’aller de l’avant en raison de « l’incompatibilité avec les services informatiques qu’on utilise, ceux de la cour municipale », explique le directeur Beauregard.

RapportS d’accident informatiséS
À ce moment-là, l’appel d’offres incluait également la possibilité de créer des rapports d’accident informatisés. Or, cette option a été retirée de la présente démarche, mais l’informatisation des rapports d’accident verra tout de même voir le jour en 2018. « On est sur le point d’avoir une aide financière de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), explique Marco Beauregard. Pour eux, c’est très avantageux. Présentement, tous les rapports d’accident qui sont pris par les services de police sont acheminés à la SAAQ et ils font faire la saisie de données manuellement. »

L’implantation du nouveau système permettra en effet au service de police d’acheminer, à partir des voitures de patrouille, les rapports d’accident informatisés à la SAAQ. « Il y a une économie de temps et d’argent là-dedans », affirme M. Beauregard.

À l’heure actuelle, seul le Service de police de la Ville de Gatineau, qui a participé à un projet pilote, informatise les rapports d’accident.