La présence d'un oiseau de proie et de chiens effaroucheurs sera à nouveau mise à profit au parc Daniel-Johnson pour faire fuir les bernaches et assurer la salubrité des lieux. L'été dernier, Marc-André Fortin, et Era, une buse de Harris, étaient à l'oeuvre au parc.

Bernaches du lac Boivin: retour du trio effaroucheur

Les bernaches qui s'aventureront au parc Daniel-Johnson cet été devront à nouveau composer avec la présence d'un oiseau de proie et de deux chiens effaroucheurs. La Ville de Granby a décidé de répéter l'expérience, les résultats ayant été concluants l'été dernier.
Selon le rapport déposé par le Groupe Prévost-Fortin, qui a réalisé les activités d'effarouchement, le nombre de bernaches observées au cours de l'été 2016 a diminué au fil des mois. Le maximum de bernaches présentes au parc a été constaté à la mi-juin avec une moyenne quotidienne de 30 individus (43 en tout en incluant ceux sur le lac). Ce nombre a glissé à 14 en juillet (26 avec ceux sur le lac), à 16 en août (18 avec ceux sur le lac) et à 8, sur tout le site, en septembre. 
C'était la première fois que la Ville utilisait cette méthode d'effarouchement pour mettre fin à la problématique de salubrité liée à la présence des fientes des bernaches. Celles-ci peuvent éjecter jusqu'à un kilo de fientes par jour : une donnée incompatible avec le parc Daniel-Johnson, l'un des principaux parcs municipaux. 
La Ville de Granby a ainsi accordé l'an dernier un mandat de 24 777 $ au Groupe Prévost-Fortin. Quelque 300 heures d'activité d'effarouchement ont été réalisées, réparties sur 34 jours, entre le 1er juin et le 25 août. 
Le copropriétaire du Groupe Prévost-Fortin, Marc-André Fortin, a expliqué l'an dernier que la présence des chiens et de l'oiseau de proie, une buse de Harris, vise à utiliser la « relation prédateur-proie ». L'objectif n'est pas d'attaquer les bernaches ni de les blesser. L'idée, selon lui, est de « rendre le milieu désagréable », de « montrer qu'il y a un danger, une menace », afin qu'elles choisissent un autre endroit pour s'alimenter et nidifier.
Le nombre de bernaches observées au parc Daniel-Johnson a diminué l'été dernier.
Modifications
À la lumière des recommandations déposées par la firme à l'oeuvre au parc l'été dernier, les élus de Granby ont convenu d'augmenter les séances d'effarouchement de trois à quatre fois par semaine en juin, étant donné que c'est le mois le plus achalandé par ces oiseaux.
Il a aussi été prévu d'assurer un contrôle plus assidu de la fermeture de la barrière anti-bernaches, adjacente au pavillon Roger-Bédard, près de la rampe de mise à l'eau, afin d'éviter que les oiseaux migrateurs utilisent ce passage comme voie d'accès au parc. 
Par contre, la Ville n'a pas souhaité aller de l'avant avec une des recommandations du Groupe Prévost-Fortin, c'est-à-dire « procéder à la recherche de nids et à la stérilisation des oeufs de bernaches aux abords du lac Boivin, particulièrement dans les zones plus marécageuses, de manière à exercer un contrôle supplémentaire sur la population », peut-on lire dans le rapport, dont La Voix de l'Est a obtenu copie. 
« Le comité environnement n'a pas retenu cette recommandation. On désire plutôt faire une deuxième année. On va voir. Si la population est stabilisée en 2017, pourquoi stériliser les oeufs ? (...) C'est une action qu'on ne préconise pas à cette étape-ci », a fait valoir mercredi le coordonnateur en environnement à la Ville, Serge Drolet. 
Cela dit, la Ville est très satisfaite du travail effectué, ajoute M. Drolet. Pour cette raison, elle retournera en appel d'offres pour retenir à nouveau ce type de services, offerts par deux entreprises au Québec.
Au cours des dernières années, différentes méthodes ont été testées (clôture, stroboscopes et herbes hautes) par l'administration municipale pour inciter les bernaches à fréquenter d'autres secteurs du lac Boivin, mais sans obtenir autant de succès qu'avec l'oiseau de proie et les chiens effaroucheurs.