Yves Phaneuf a suivi les traces de son père Jean-Yves, alias Johnny, notamment comme bénévole pour assurer l’essor du soccer dans la région. Il recevra sous peu la Médaille du souverain de la gouverneure générale du Canada.

Bénévoles émérites de père en fils

L’adage voulant que la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre colle fort bien à Yves Phaneuf. Bénévole de longue date, il continue de suivre les traces de son père Jean-Yves, fondateur des Cosmos de Granby et du réputé tournoi de soccer qui porte son nom. Et comme son père, son implication dans la communauté sera soulignée de belle façon puisqu’on lui remettra sous peu la Médaille du souverain de la gouverneure générale du Canada.

C’est à la fois avec humilité et fierté qu’Yves Phaneuf a appris, mardi, qu’il est récipiendaire de cette distinction.

« Je ne cherche pas les honneurs, mais c’est une belle surprise de recevoir une médaille comme celle-là qui souligne mes années de bénévolat. Mon père est aussi très content pour moi », a indiqué le professeur d’éducation physique à l’école primaire Saint-Jean de Granby.

Jean-Yves, alias Johnny Phaneuf, ne s’est pas fait prier pour dévoiler son estime envers son fils. « Je suis extrêmement fier de lui. Il est tellement dévoué dans la communauté. Il est toujours prêt à aider les gens autour de lui. C’est un bon exemple pour les jeunes », a-t-il confié.

Homme de terrain

Yves Phaneuf est un gars d’action. Pas question pour lui de rester sur les lignes de côté.

« Aussitôt que j’ai arrêté ma carrière active comme joueur de soccer, je suis devenu entraîneur. C’est vraiment une passion », a-t-il mentionné.

Et cette passion dure depuis plus de 35 ans à la barre des camps de soccer Jean-Yves Phaneuf. Celui qui recevra bientôt la Médaille du souverain pour les bénévoles a également été directeur technique du Cosmos de Granby pendant près d’une décennie, soit de 1995 à 2005.

Cette volonté de faire la différence autour de lui se répercute aussi sur le plan professionnel. À ce chapitre, Yves Phaneuf a orchestré le Défi têtes rasées Leucan durant environ 10 ans où il a enseigné, soit quatre ans à l’école Saint-Bernardin à Waterloo et six ans où il est professeur actuellement.

Après avoir pris une « petite pause », il reprend d’ailleurs du service cette année pour appuyer la cause des enfants malades qui lui tient à coeur. « Ça a rallumé la flamme quand j’ai vu arriver cette année le 20e Défi dans la région. C’est un beau projet et je veux que les jeunes et leurs proches embarquent. »

Denrée rare

Comme son père a été un modèle inspirant pour lui en tant que bénévole, Yves Phaneuf a inculqué ces valeurs à ses trois enfants, qui marchent à leur tour dans ses traces. Il est toutefois conscient que les bénévoles de longue date deviennent une denrée rare.

« Heureusement, il y a encore beaucoup de bénévolat. Mais, j’ai l’impression que des gens comme moi et bien d’autres, qui s’impliquent durant une longue période, on en verra de moins en moins. On voit plus de gens qui sont de passage. Donner de son temps, c’est une réalité qui a changé dans la tête des gens. »