La présidente fondatrice D’arts et de rêves, Nicole Côté, a été décorée du titre de bénévole de l’année à l’Assemblée nationale.

Bénévolat: Nicole Côté honorée à l’Assemblée nationale

La longue carrière de la fondatrice et présidente de l’organisme D’arts et de rêves, Nicole Côté, a été récompensée la semaine dernière à l’Assemblée nationale. L’avocate de formation et artiste de passion a reçu un certificat honorifique la désignant comme « bénévole de l’année ». Un honneur pour celle qui a adopté Sutton il y a plus d’une quarantaine d’années et qui y a laissé sa marque par ses engagements multiples.

« C’est un grand honneur puisqu’il s’agit de récompenser toute ma carrière et pas seulement mon rôle au sein D’arts et de rêves », rappelle Mme Côté en faisant référence à la journée du 9 avril dernier.

La présidente de l’organisme a reçu son certificat des mains du ministre du Travail et de la solidarité sociale Jean Boulet, en compagnie de la députée de Brome-Missisquoi Isabelle Charest et du président du Conseil du trésor Christian Dubé.

Du barreau à la céramique

Nicole Côté est une figure connue à Sutton et son récent prix est l’occasion pour elle de revenir brièvement sur sa carrière. Née en Abitibi et ayant grandi à Montréal, Nicole Côté a suivi des études en droit, mais son rêve « a toujours été d’être artiste ».

« Je m’impliquais déjà à l’adolescence dans certaines causes, mais l’université a été l’occasion de commencer à militer. J’ai beaucoup œuvré dans des dossiers de protection des consommateurs aux côtés d’autres personnes très impliquées comme Pauline Marois, avant que la Loi sur la protection du consommateur soit votée », se rappelle-t-elle.

Arrivée à Sutton dans les années 70, Mme Côté s’est davantage consacrée aux mouvements féministes. Elle est à l’origine de l’organisme Collective par et pour elle, et s’est associée à la Fondation du centre femmes des cantons et à Passage Yamaska. Ce dernier organisme aujourd’hui disparu qui aidait des mères de famille à retourner sur le marché du travail. « Nous avons aussi mené une étude sur les liens entre la pornographie et les agressions sexuelles au milieu des années 80. Nous avions fait appel à des spécialistes universitaires qui nous avaient donné les outils pour en faire une vraie étude et nous avons pu voir une corrélation, mais au final, la liberté d’expression a gagné et la pornographie est devenue de plus en plus diffusée. C’est malheureux parce que nous en vivons toujours les conséquences », laisse-t-elle tomber.

À 50 ans, elle a choisi de rompre avec le Barreau et d’entreprendre des études pour devenir céramiste, puis sculptrice. Elle s’est par la suite impliquée dans le Tour des Arts et dans l’organisation de deux symposiums de sculpture. Elle a également siégé au conseil d’administration de la galerie Arts Sutton et a fondé, avec d’autres artistes, la galerie Arts libre.

Projet d’une vie

Les décennies d’implication et d’engagement n’ont d’aucune façon freiné l’enthousiasme de l’Abbitibienne d’origine. Après avoir acheté la grange qui est devenue une résidence d’artiste, et l’avoir cédée à l’organisme qu’elle a fondé, Mme Côté aimerait que le bâtiment soit complètement rénové afin de mieux coordonner les besoins des artistes. « C’est un projet d’environ 850 000 $ pour lequel nous sommes toujours à la recherche de financement. Il s’agit de rénover la partie du bâtiment qui est demeurée dans l’état dans lequel nous l’avons acheté, et d’enlever des poutres du toit pour faciliter l’usage pour les artistes. C’est le projet de ma vie! », précise-t-elle. Une fois le projet complété, Sutton deviendrait l’un des seuls endroits au Canada ayant un espace de création pour les artistes de cirque, selon Nicole Côté.

La résidence continuerait toutefois d’être aussi consacrée aux auteurs et aux artistes en arts visuels.