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Parti du Québec en 2016 pour compléter une maîtrise en Irlande, Alexandre Catudal réside aujourd’hui à Bruxelles.
Parti du Québec en 2016 pour compléter une maîtrise en Irlande, Alexandre Catudal réside aujourd’hui à Bruxelles.

Belgique: couvre-feu et masque partout

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
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NOËL CHEZ NOS EXPATS / Parti de Granby en 2012 pour aller étudier à Québec, puis parti du Québec en 2016 pour compléter une maîtrise en Irlande, Alexandre Catudal réside aujourd’hui à Bruxelles. Le 25 décembre, ce sera le troisième Noël d’affilée où il ne pourra pas visiter sa famille.

Fasciné par la politique internationale et l’Union européenne, Alexandre s’est installé dans la capitale de la Belgique en 2018, et y réside toujours avec sa conjointe finlandaise. Ayant travaillé quelque peu pour une compagnie développant des jeux de société, il a été mis à pied en raison de la pandémie, et a par la suite décidé de s’inscrire en droit à l’Université de Bruxelles.

L’avantage, raconte-t-il, c’est que là-bas, il est possible de commencer à suivre ses cours au milieu de la session. «Les cours sont enregistrés, alors j’ai pu regarder ceux que j’ai manqués.»

«Un peu moins strict»

Le Granbyen d’origine indique qu’à Bruxelles, les deux confinements vécus ont été différents. Le premier, au printemps, était «presque complet». Bars, restaurants, commerces non essentiels étaient fermés. Un peu comme au Québec, dit celui qui suit un tantinet la situation canadienne, notamment grâce aux réseaux sociaux et à ses parents résidant à Granby. «On avait le droit de sortir deux fois trente minutes maximum par jour, et on ne pouvait pas aller plus loin que 2 km.»

Maintenant, pour le deuxième confinement, c’est «un peu moins strict. On a revu le caractère ‘‘essentiel’’ des magasins. Par exemple, les librairies sont ouvertes, essentielles pour la santé mentale.»

Autre différence avec le Québec, Bruxelles est soumise à un couvre-feu entre 22h et 6h. Les contrevenants s’exposent à une amende de 250 euros s’ils se trouvent à l’extérieur durant cette période sans raison valable. 

Selon les informations rapportées par les médias belges, la police aurait dressé une moyenne de 165 procès-verbaux par jour pour déplacement non autorisé depuis le 19 octobre, soit la date de mise en application du couvre-feu.

Par ailleurs, les médias rapportent que la police a dû intervenir lors d’une «orgie clandestine», le vendredi 27 novembre, à laquelle ont pris part une vingtaine de personnes, notamment des diplomates et un député européen. 

Alexandre Catudal observe beaucoup de critiques envers la mesure du couvre-feu autour de lui, les gens affirmant que «le virus se répand de jour comme de nuit». Pour ce qui est du port du masque obligatoire, la mesure demeure somme toute bien respectée.

En vigueur depuis juillet, le port du masque est, là-bas, pratiquement requis en tout temps. «Certaines rues, tu n’en as pas besoin, alors que d’autres oui, bref, c’est compliqué, alors la plupart des gens le portent tout le temps.» 

Pour ce qui est de la distanciation sociale, «les gens s’en foutent complètement», affirme-t-il. À l’épicerie, dans les rues, personne ne suit le 1,5 m recommandé. «Je dois souvent me tasser», raconte Alexandre.

La Belgique se situe toutefois relativement bien par rapport au nombre de cas en Europe, indique-t-il. «On a déjà été le pire pays d’Europe, mais maintenant, on est un des meilleurs», relève l’expatrié québécois.

Noël pas «cancellé»

Le Noël belge n’est pas «cancellé», mais certaines règles s’appliquent. Par exemple, les rassemblements ne sont permis qu’entre contacts rapprochés et familiaux.

Alexandre et sa conjointe ont donc décidé d’aller visiter la famille de cette dernière en Finlande, pays où la pandémie est relativement bien maîtrisée. Ils devront se soumettre à un test avant le départ et à l’arrivée.

Cette année, c’était normalement «le tour» de visiter sa famille du Québec, mais, voyant la situation s’envenimer, ils ont décidé de ne pas prendre le risque d’acheter des billets d’avion. «On a bien fait, car on les aurait perdus.»

Malgré tout, Alexandre adore Bruxelles, «ville où il se passe des choses, mais qui reste calme». Comparativement à Dublin, en Irlande, sa qualité de vie y est nettement supérieure.

Le Granbyen ne sait toujours pas s’il compte un jour revenir dans la ville où il a grandi. «J’ai encore un bon deux ans et demi d’études à faire au moins. Mais c’est une question que mes parents me posent tout le temps!»