Une brèche a dû être ouverte dans le barrage temporaire du lac Boivin pour permettre à l’eau de s’écouler durant la fin de semaine.

Barrage temporaire du lac Boivin: une brèche nécessaire

Une brèche a dû être réalisée dans le barrage temporaire du lac Boivin à Granby pour permettre à l’eau de s’écouler durant la fin de semaine à la suite de l’épisode de pluie abondante de vendredi dernier, associée à la fonte rapide des neiges.

Cette mesure exceptionnelle, qui consistait non pas à creuser un trou, mais à abaisser le niveau de la digue temporaire sur une section, était inscrite parmi les mesures de prévention dans le cadre de la reconstruction de l’ouvrage, a souligné lundi le directeur du Bureau de projets à la Ville, Daniel Surprenant­. Elle s’est imposée à partir de vendredi soir, car le niveau d’eau du lac augmentait de façon très sérieuse et le canal de dérivation aménagé ne suffisait plus, affirme-t-il.

« C’est une opération qui était assez particulière. On espérait qu’elle n’arrive pas. Mais on s’était préparé en cas. On s’attendait plus à ça dans le courant de l’automne qu’à la mi-­janvier », dit-il. 

Selon Daniel Surprenant, le débit de l’eau était « assez exceptionnel ». « C’est dur de savoir exactement ce qu’on avait au barrage, mais on a dû passer de 3 mètres cubes à environ 60 mètres cubes par seconde », dit-il.

Le directeur du Bureau de projets relève que l’entrepreneur, Construction Injection EDM de Québec, s’est montré « très coopératif » dans les circonstances. « On ne voulait pas inonder et on ne voulait pas que le niveau du lac soit trop bas. Ça s’est passé comme on espérait dans une situation critique », dit-il. Une fois le niveau d’eau stabilisé, les travaux de remise en état du barrage temporaire ont été entrepris dimanche matin. 

La fin du chantier est dorénavant reportée à la mi-février. La remise en service du barrage était d’abord prévue pour la période des Fêtes, puis elle a été repoussée au début février. Selon M. Surprenant, une semaine devrait être nécessaire pour remettre de l’ordre dans le chantier, avant de poursuivre la mise à niveau et la reconstruction du barrage. 

Il est encore tôt pour affirmer si cela pourrait se traduire par des coûts supplémentaires dans ce projet de 4,3 millions de dollars, dont 83 % des coûts admissibles font l’objet d’une subvention, dit Daniel Surprenant. « Une chose est sûre, il y a un retard qui n’est pas la faute de l’entrepreneur », dit-il.