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Éloïze Duriez et Samuel Leduc, conjoints dans la vie, se partagent un même local sur rue Saint-Antoine Nord pour leurs commerces Atelier Bota et Leduc Barbier et Co.
Éloïze Duriez et Samuel Leduc, conjoints dans la vie, se partagent un même local sur rue Saint-Antoine Nord pour leurs commerces Atelier Bota et Leduc Barbier et Co.

Barbier et fleuriste sous un même toit

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
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Vie professionnelle et vie conjugale font-elles bon ménage? Un couple de jeunes entrepreneurs en fait le pari en partageant un même local qui abritera leur commerce de salon de barbier et de fleuriste, au centre-ville de Granby.  

Leduc Barbier et Co., et Atelier Bota ouvriront leurs portes le 1er mai, dans le bâtiment où se situait l’ancien Globe Cafés, rue Saint-Antoine Nord. 

«Les deux, on voulait depuis longtemps se partir quelque chose à notre compte, témoigne Éloïze Duriez, 24 ans, passionnée de fleuristerie depuis huit ans. On s’est dit, pourquoi ne pas partager un lieu, séparé par un mur, mais l’un à côté de l’autre?»

Ainsi, elle et son conjoint, Samuel Leduc, auront chacun une porte individuelle, mais ils se partageront les coûts du loyer.

Se mettre beau et acheter des fleurs

«Moi, je vois ça comme une opportunité en or, affirme Samuel Leduc, âgé de 29 ans, qui a étudié en vente et suivi une formation de barbier à Drummondville. Certaines personnes pourraient dire que de mêler affaire et couple est une mauvaise idée, mais moi, je le vois très positivement. Au contraire même, ça crée une dynamique intéressante, qui rappelle les années 40, où les hommes venaient se mettre beaux, puis allaient acheter des fleurs pour leur rendez-vous galant.»

La vision de Samuel pour sa boutique est grandement inspirée des anciens salons de coiffure pour hommes, où on «se sent en confiance, bien, à l’aise», et où on vient jaser de tout et de rien, un café à la main. C’est l’ambiance qu’il souhaite donner à son salon, qu’il veut tenir loin de l’idée «d’usine à cheveux» et des coupes à la chaîne, où le client est entassé avec d’autres, précise celui qui a travaillé quelques années comme barbier à Québec.

Commerces «de village»

Il y a un mois, lui et sa conjointe Éloïze sont revenus à Granby, après avoir vécu trois ans à Québec. «On voulait aussi donner une touche ‘‘locale’’, de barbier et de fleuriste ‘‘de village’’, en revenant ici. On veut que les gens de Granby s’identifient aux commerces.»

Et une touche familiale aussi, puisqu’en nommant son commerce Leduc Barbier et Co., Samuel met l’accent sur l’héritage familial, lui qui a été aidé par son père dans les rénovations. «Ce serait aussi un bel héritage à laisser si j’ai des enfants.»

Quant à Éloïze, son Atelier Bota, sorte de «fleuriste moderne», souhaite «démocratiser la fleur». On n’y retrouvera que des fleurs naturelles, non teintes, et assemblées avec soin et le style propre d’Éloïze, qui a notamment travaillé pour Sublime Fleuriste à Granby. «Je veux être une fleuriste au style jeune, plus actuel, et combiner ma passion avec mon goût pour l’entrepreneuriat.»

La jeune fleuriste souhaite également mettre de l’avant des fleurs moins connues, et son talent pour les teintes monochromes. «J’aime le travail manuel, artistique. Pendant mes études, je me suis rendu compte que ça me manquait de créer», raconte celle qui a fait des études en toxicomanie.

Face à l’engouement et la résurrection des salons de barbier dans les villes, Samuel Leduc, qui est aussi représentant pour une compagnie québécoise de produits de soin pour la barbe, affirme que ce mouvement va de pair avec le désir des hommes de prendre soin d’eux. «La mode de la barbe est revenue dans les dernières années, et le barbier est là pour aider. Aussi, chaque barbier est différent, mais on y retrouve un univers de gars, où on peut jaser potins, sans jugement.» Que des produits d’origine québécoise seront en vente chez Leduc Barbier et Co., promet Samuel.

Le couple prévoit accueillir ses premiers clients autour du 1er mai.