Le Service de police de Bromont a enregistré une baisse de la criminalité sur son territoire en 2017.

Baisse de la criminalité à Bromont

L’année 2017 a été marquée par une diminution des crimes contre la personne sur le territoire desservi par le Service de police de Bromont. Le portrait est plus sombre sur les routes avec un bond de près de 10 % des collisions.

« C’est un bilan que l’on peut considérer comme étant encore une fois excellent parce qu’il y a une diminution de la criminalité sur l’ensemble du territoire et encore plus au niveau des crimes contre la personne », dit Jean Bourgeois, directeur du corps policier bromontois, qui a présenté jeudi le rapport annuel de l’organisation qu’il dirige. 

Cinquante et un crimes contre la personne (voies de fait, menaces, agressions sexuelles, etc.) ont été rapportés aux policiers en 2017, alors qu’ils en avaient dénombré 63 l’année précédente. Cela correspondant à une diminution de 19 %. 

« Dans nos priorités en 2017, on voulait vraiment mettre l’accent pour prévenir les crimes contre la personne. On voit que les efforts ont porté fruit », affirme M. Bourgeois.

Au chapitre des crimes contre la propriété, les vols de moins de 5000 $ ont grimpé de 31 %, passant de 32 en 2016 à 42 en 2017. Les introductions par effraction ont connu une augmentation de 19 %, passant de 21 en 2016 à 25 en 2017. Cette situation n’a rien d’alarmant, assure le chef de police. 

Une diminution des vols de voitures a été observée. Les policiers en ont rapporté 16 en 2016 contre 11 en 2017, ce qui représente une baisse de 31 %. 

Les policiers rapportent 16 infractions liées aux stupéfiants en 2017 contre 26 en 2016.

Tous types de crimes confondus, la diminution est de l’ordre de 1,3 %. 

Le taux de solution des crimes contre la personne est à la baisse. Il est passé de 100 % en 2016 à 88,6 % en 2017. Celui des crimes contre la propriété est quant à lui passé de 29,7 % en 2016 à 31,8 % l’année dernière. 

Le taux global est à 54,3 %. « On se situe dans la moyenne », affirme le directeur Bourgeois. 

Plus de collisions

Le bilan routier de l’année 2017 démontre une hausse de 9 % des collisions. Rappelons par exemple le cas d’une femme de 29 ans ayant perdu la vie dans une collision survenue à l’intersection de la route 139 et du chemin Magenta, en février 2017. Le dossier est maintenant devant les tribunaux. 

Les collisions entraînant des blessures ont connu une augmentation de 36 %. Les policiers en ont dénombré 49 en 2017 comparativement à 36 l’année précédente. 

Une augmentation des collisions ayant causé des dommages matériels a également été observée. Elles sont passées de 189 en 2016 à 196 en 2017, soit une hausse de près de 4 %. Fait à noter, les statistiques ne sont plus comptabilisées de la même façon, ce qui explique entre autres cette croissance, explique M. Bourgeois. 

Les policiers ont arrêté 49 personnes avec les capacités affaiblies — dont deux par la drogue — en 2017, soit cinq de moins que l’année précédente.

Le nombre de constats d’infraction émis par les policiers est passé de 3689 en 2016 à 3557 en 2017, ce qui représente une diminution de près de 4 %. L’infraction la plus commise en vertu du Code de la sécurité routière est l’excès de vitesse, précise Jean Bourgeois. 

Les déplacements policiers ont été moins nombreux, passant de 3502 en 2016 à 3202 en 2017, pour une diminution de plus de 8 %. 

Le directeur du Service de police de Bromont, Jean Bourgeois, qualifie «d’excellent» le bilan annuel 2017.

LES PRÉOCCUPATIONS DES CITOYENS À L’AVANT-PLAN

Les citoyens seront sollicités par les policiers de Bromont en 2018. Des consultations autant auprès de la population que des commerces et industries sont prévues. 

« On pense toujours qu’on fait les choses de la bonne façon. On le fait toujours dans le meilleur intérêt des citoyens et des visiteurs, mais on veut valider si ce que l’on fait correspond vraiment [à leurs attentes], explique Jean Bourgeois, directeur du Service de police de Bromont. On veut s’assurer qu’on ne passe pas à côté de choses qu’on pourrait mieux faire. » 

La formule que les consultations prendront n’a pas encore été définie. Le chef de police souhaite que son équipe et lui se déplacent pour aller à la rencontre des citoyens qui auront alors la chance d’échanger sur différents sujets. « Ce qu’on veut vraiment, c’est que le citoyen vienne s’asseoir avec nous. On veut que ce soit des échanges authentiques », précise M. Bourgeois. 

Le directeur insiste pour rencontrer le plus de citoyens, de commerçants et d’industries possibles. « On veut rejoindre le maximum de monde. On veut avoir le plus grand bassin [possible]. »

Armes à impulsion électrique

Notons que le processus d’implantation des armes à impulsion électrique entamé en 2017 sera complété cet été. La formation des policiers sera alors terminée. « À moyen terme, ce serait tous les policiers qui seraient formés. On commence par en former un par équipe, puis un deuxième par équipe », explique Jean Bourgeois. 

Le déploiement de ces armes est prévu à la mi-juin. 

L’implantation du système de caméras véhiculaires en sera également à sa dernière phase. Les caméras ont été installées sur les voitures de patrouille, mais elles ne sont pas encore fonctionnelles. À terme, le système permettra aux policiers de filmer les interventions sur la route.  

Le Service de police de Bromont sera par ailleurs à l’affût du changement de législation relatif à la légalisation du cannabis. À ce sujet, le directeur Bourgeois indique qu’il souhaite qu’un deuxième agent évaluateur soit formé au sein de sa brigade pour mener une investigation auprès d’une personne soupçonnée d’avoir les capacités affaiblies par la drogue. Il précise que tous ses policiers sont formés pour les épreuves de coordination de mouvement pour la détection sur la route lors d’une interception.