Le rêve de toute une famille se concrétise avec l’ouverture de Backbone Bromont. On voit ici Jean Marseille en compagnie­ de sa fille Frédérique, de sa conjointe Andrée Laprise et de Charles, le benjamin.

Backbone Bromont: «On atteint notre rêve»

C’est officiel. Le rêve que caressait la famille Marseille, dévoilé en primeur en octobre par La Voix de l’Est, se concrétise avec l’ouverture vendredi du centre d’escalade de bloc Backbone Bromont, rue du Rubis près du boulevard Pierre-Laporte.

Le regard en dit long sur l’état d’âme d’une personne. Ceux des quatre membres du clan Marseille, soit Frédérique et Charles, son frère, puis leurs parents Andrée et Jean, réunis devant les parois garnies de prises colorées, étaient pour le moins pétillants à quelques heures de l’ouverture des portes au public. « On a parcouru tellement de chemin en quelques mois, lance Frédérique, initiatrice du projet avec son père. C’est incroyable de voir le centre prendre forme. C’était une idée de fou et on l’a réalisée. On atteint notre rêve. »

De son côté, l’homme d’affaires Martin Racicot, promoteur du Quartier Natura, où est érigé le centre, concède que l’avancement « à vitesse grand V » de l’initiative fut « très stimulant ». « C’est stressant, mais tripant, dit le copropriétaire du bâtiment. C’est un bel accomplissement qui s’est fait sur la fast track. Avec la famille Marseille, on a le meilleur des deux mondes. C’est à la fois cool et dynamique. »

Bien qu’elle ne soit pas adepte d’escalade, Andrée Laprise n’a pas hésité à plonger dans cette aventure familiale à l’ADN unique. « On n’est pas le genre peureux, image-t-elle. Dans la vie, on fonce. Pas une seule minute j’ai douté qu’on allait réussir. D’un autre côté, on demeure bien terre-à-terre, à la limite bohème. Et je crois que c’est ce qui fait notre succès. »

Pour Jean Marseille, ingénieur de formation, il s’agit d’un nouveau départ. « J’ai toujours su que j’allais un jour lancer ma propre affaire, indique le sportif de 58 ans. Backbone cadre très bien avec ma personnalité. J’aime me dépasser tout en jouant. L’escalade apporte tout ça. »

« Notre entreprise est très sérieuse. Mais le jeu demeure au cœur de nos priorités », renchérit Charles.

Complémentarité
Une salle de jeu géante. C’est ainsi que Frédérique décrit Backbone Bromont, qui a nécessité un investissement avoisinant le million de dollars. Le nouvel immeuble d’une superficie de 5000 pieds carrés abrite des modules d’escalade de bloc, une formule qui gagne en popularité à travers le globe depuis quelques années. Le concept est simple : il s’agit de parois d’une hauteur d’environ cinq mètres (16 pieds), au bas desquelles d’épais matelas sont disposés. Oubliez tout l’attirail conventionnel des grimpeurs. Pas besoin de cordes, de mousquetons et de harnais, ni même d’un partenaire. L’agilité, l’élasticité et la force du corps humain sont principalement mises à contribution pour réaliser l’ascension.

Chaque membre de la famille aura « son ministère » au sein de l’entreprise. Andrée s’occupera de l’administration, tandis que l’aînée des enfants verra aux opérations, au design intérieur puis à tout ce qui touche l’escalade. Son frère s’acquittera également des opérations et au bon fonctionnement de l’ensemble des autres équipements du centre, alors que Jean se chargera du marketing et du développement des affaires.

À l’instar de la complémentarité des Marseille, le centre offrira une panoplie d’activités connexes à l’escalade. Par ailleurs, il sera possible de grimper à l’extérieur puisqu’un mur sera construit à proximité du centre. On pourra aussi y pratiquer l’équilibre sur sangle, communément appelé la « slackline ». À cela se grefferont une terrasse puis un petit café à l’intérieur du bâtiment, ainsi qu’une foule d’aires de repos, tant dehors qu’à l’extérieur. D’ailleurs, contrairement à la plupart des centres qui ont vu le jour jusqu’ici dans les grands centres urbains, entre autres à Québec puis à Montréal, la nature sera au cœur de Backbone Bromont.

De néophyte à expert
Bien que l’entreprise cible la clientèle adulte, les jeunes y trouveront également leur compte. Or, pas question ici d’un « centre d’amusement ». « On ouvre un centre d’escalade, pas une garderie. On offre des parois pour tous les niveaux, du débutant à l’expert. Alors on veut que les enfants aient du plaisir, mais surtout qu’ils apprennent la grimpe », souligne Frédérique.

Les activités de groupe et les camps de jour seront notamment au programme pour promouvoir le sport auprès des enfants. L’organisation pourrait même avoir sa propre équipe de compétition, laisse tomber la jeune entrepreneure. L’idée d’ouvrir éventuellement d’autres centres fait également son chemin. « Il y a une graine de semée », concède Frédérique.

Les adeptes d’escalade pourront donc tester leurs aptitudes dès 18 h vendredi lors du lancement de Backbone Bromont.