Stéphane Roberge a de nouveau plaidé coupable à des accusations de fraude.

Autre condamnation pour l'«escroc de la réno»

Les condamnations se suivent et se ressemblent pour un entrepreneur de Saint-Césaire au dossier judiciaire bien rempli.
Accusé cette fois-ci de fraude et d'utilisation de fausse monnaie, Stéphane Roberge a plaidé coupable à sa dernière présence au palais de justice de Saint-Hyacinthe.
L'homme d'affaires de 37 ans surnommé l'« escroc de la réno » a reconnu avoir fait livrer des dizaines de cèdres à proximité de sa résidence par le biais de son entreprise Tourbe SR, en septembre 2012. Et de les avoir payés avec de l'argent contrefait. 
Subterfuge
C'est en recomptant les billets à son retour que le livreur, un sous-traitant, s'est aperçu du subterfuge. Les tentatives subséquentes de l'entreprise Pépinière du Jaseur pour être remboursée ont été vaines, d'où la mise en accusation.
M. Roberge devra rembourser la somme volée, soit 1815 $, et faire 200 heures de travaux communautaires. Il lui est aussi interdit d'entrer en contact avec les propriétaires de l'entreprise lésée et le livreur.
Une condamnation similaire lui avait été imposée en mai 2016, au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu, pour fraude ainsi que fabrication et usage de faux documents. L'accusé, qui avait plaidé une situation financière précaire, avait été condamné à faire 120 heures de travaux communautaires et à rembourser 970 $ à une quincaillerie où il avait contrefait des bons de commande pour des matériaux de construction.
Stratagèmes
Un autre dossier de fraude pèse contre lui dans le district judiciaire de Saint-Hyacinthe - l'infraction aurait cette fois-ci été commise aux dépens d'une entreprise forestière de Saint-Paul-d'Abbotsford - et deux autres dossiers similaires sont pendants au palais de justice de Longueuil. 
La Cour d'appel a aussi refusé, récemment, de revenir sur une condamnation qui l'obligeait à rembourser 73 484 $ à une entreprise de Saint-Julie pour des marchandises impayées. Par le passé, Stéphane Roberge a été condamné à rembourser des sommes allant de 5800 $ à 14 000 $ à diverses entreprises pour des factures non payées. 
Selon Radio-Canada, il utilisait divers stratagèmes pour faire faire des travaux en ne payant pas ses fournisseurs et sous-traitants, notamment par de fausses déclarations, l'utilisation d'une autre identité (Éric Langevin) et d'une fausse licence de la Régie du bâtiment du Québec. Il a aussi été propriétaire d'une entreprise de rénovation, Gaelix.