La Ville dispose de deux Chevrolet Spark électriques.

Autopartage à Bromont: la communauté emboîte le pas

Après plus d’un an à tester au sein de son personnel les deux Chevrolet Spark électriques acquises dans le cadre du projet-pilote d’autopartage, Bromont franchit une nouvelle étape. Les petites citadines seront disponibles pour des organismes de la communauté à partir de la semaine prochaine.

Bromont a envoyé il y a quelques semaines une lettre à une douzaine d’organismes, autant humanitaires que sportifs, avec lesquels la Ville a déjà collaboré dans diverses sphères afin de sonder leur intérêt pour intégrer l’initiative d’autopartage.

Cinq d’entre eux ont répondu à l’appel. Il s’agit du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB), de l’Association de conservation du bassin versant du lac Bromont (ACBVLB), du centre de dépannage Marguerite-Dubois, de la Société de conservation du mont Brome puis des Amis des sentiers. Se greffe à eux le comité de la famille de la municipalité. Des représentants de toutes ces organisations ont participé mardi à une rencontre d’information.

En haut sur la photo : Johanne Ouellet (YHC Environnement), Pierre Lizotte (Société de conservation du mont Brome et des Amis des sentiers), Marianne Meunier-Lagacé (Ville); En bas: Steve Médou (Ville), Valérie Marin (Centre de dépannage Marguerite-Dubois, CNCB et Comité de la famille), puis Élizabeth Groulx-Pelletier (ACBVLB)

Les membres de ces organismes qui ont emboîté le pas seront en quelque sorte des « ambassadeurs », a fait valoir Marianne Meunier-Lagacé, coordonnatrice des services techniques et responsable du programme SauvéR.

Chaque utilisateur aura sa propre carte encodée. « Notre assureur demande seulement la validité du permis de conduire. Il n’est pas question ici de vérifier les dossiers du conducteur, comme les contraventions par exemple », a-t-elle précisé. Toutefois, seuls les conducteurs âgés de 25 ans et plus pourront utiliser les voitures.

Les plages seront « ouvertes » sans restriction. Mais il faut rester logique, a prévenu Marianne Meunier-Lagacé. On ne prêtera pas nos autos pour une semaine. Mais on peut aller jusqu’à une journée. On a bien hâte de voir la réaction des gens dans la communauté. »

« Pas encore un réflexe »
Depuis l’automne dernier, les voitures électriques achetées par Bromont en 2016 sont dotées de modules électroniques destinés à l’autopartage. Ceux-ci permettent aux détenteurs de cartes spécifiques au projet d’autopartage SauvéR, chapeauté par la firme d’experts-conseils YHC Environnement, de débarrer la voiture et d’activer le moteur électrique.

Peu à peu, des membres de l’équipe de la Ville, principalement le département d’urbanisme, se familiarisent avec ce système. « À la municipalité, ce n’est pas encore un réflexe d’utiliser les voitures électriques. Les gens se butent au module de réservation. Mais on sent qu’il y a de plus en plus d’ouverture », a indiqué Mme Meunier-Lagacé.

Celle-ci précise que l’autonomie des Chevrolet Spark de la Ville est en moyenne de 90 km. « Il faut aussi se conscientiser à l’horaire et au fonctionnement du système de réservation. Pour toutes ces raisons, on voulait restreindre le groupe d’utilisateurs au départ. »

Le projet-pilote, lancé de concert avec la Fédération canadienne des municipalités (FCM) via le Fonds vert, prévoit que les véhicules soient utilisés également par des organismes de la communauté. Rappelons qu’outre Bromont, Nicolet, Rivière-du-Loup, Témiscouata-sur-le-Lac, Sainte-Julienne et Plessisville font partie du groupe restreint de localités participantes.

Période de rodage
La Ville se dit ouverte à élargir le bassin d’utilisateurs du programme d’autopartage. « On veut quand même se laisser une période de rodage pour voir si tout le monde assimile bien la façon de fonctionner et pour évaluer la demande », a indiqué la responsable du projet-pilote à Bromont.

« Si je vois que ça stagne et que les plages horaires libres ne sont pas optimisées, je relancerai d’autres organismes que je n’avais pas contactés », a-t-elle dit.