La Ville de Sutton se joint aux municipalités de Cowansville, Bromont et Dunham dans la région en signant la déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique­. Elle songe à créer un comité consultatif en environnement.

Au tour de Sutton de signer la déclaration d'urgence climatique

La Ville de Sutton s’est jointe au mouvement des municipalités signataires de la Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique. Elle réfléchit maintenant à la possibilité de se doter d’un comité consultatif en environnement (CCE).

Le conseil municipal a favorablement accueilli la semaine dernière la demande d’un groupe de citoyens militant pour que la municipalité signe la Déclaration. Les mêmes citoyens demandent maintenant aux élus de mettre sur pied un comité spécial pour les conseiller sur les questions de nature environnementale, basé sur le modèle du comité consultatif d’urbanisme (CCU) qui étudie tous les projets liés à l’urbanisme. Des citoyens sont invités à siéger sur les CCU.

L’idée d’un CCE plaît au maire de Sutton, Michel Lafrance. Il suggère de ne rien précipiter, toutefois, et de prendre le temps de jeter des bases solides pour que le futur comité puisse remplir son mandat. « On doit être conséquent du geste qu’on pose en signant la Déclaration. Ça suppose qu’on ait un plan d’action pour faire notre part et qu’on l’applique. Sinon, c’est un geste qu’on ferait juste pour bien paraître », explique-t-il.

Le conseil municipal étudiera dans les prochaines semaines comment créer un comité consultatif en environnement, a indiqué M. Lafrance. « On doit discuter pour trouver comment on va mettre ça sur les rails. On ne veut pas créer un comité bidon. On veut réaliser des choses. Notre crédibilité est en jeu », a-t-il dit en entrevue vendredi.

M. Lafrance n’a pu dire quand le conseil pourrait former un CCE.

Aspects et enjeux

Un éventuel plan d’action en environnement de la Ville pourrait comprendre plusieurs aspects, selon M. Lafrance. Les efforts de la municipalité et des citoyens pour économiser l’eau potable pourraient en faire partie, suggère-t-il.

Plusieurs autres enjeux pourraient également être abordés, notamment une réflexion sur les sources d’énergie qui alimenteront les futurs véhicules de la flotte municipale, l’interdiction des sacs de plastique et des bouteilles d’eau à usage unique et l’utilisation du sel de déglaçage dans les rues de la ville, a dit le maire.

Sur ce dernier point, M. Lafrance a rappelé les réalités du relief de sa municipalité, avec la présence de plusieurs rues en pente ou dans des secteurs montagneux. Le recours au sel de déglaçage à ces endroits doit demeurer, a-t-il dit. Pour le reste, une réflexion s’impose, selon lui.

Le sel de déglaçage est en fait du chlorure de sodium, signale Marc Olivier, chimiste spécialisé en environnement à l’Université de Sherbrooke. Son utilisation est nuisible à la flore ainsi qu’à la nappe phréatique, dit-il. « C’est l’un des grands problèmes environnementaux qu’on retrouve dans les villes », fait-il remarquer.

Pas de référendum

Par ailleurs, la municipalité de Sutton pourra aller de l’avant avec la démolition de l’usine Filtex. Le registre pour exiger la tenue d’un référendum sur l’emprunt de 540 915 $ pour payer les coûts de démolition n’a recueilli que 20 signatures vendredi. Au minimum, 482 citoyens devaient signer le document pour qu’un tel vote ait lieu.

La Ville compte lancer un appel d’offres d’ici la fin du mois de février. Les travaux de démolition pourraient être réalisés au printemps.