À l’aide de camions d’incendie, des recherches ont été faites sur la toiture des bâtiments du secteur où le crime a eu lieu.

Attaque au couteau à Granby: quatre suspects sous les verrous

Les quatre suspects arrêtés à la suite de l’attaque au couteau survenue au centre-ville de Granby, dans la nuit de mercredi à jeudi, devront passer le week-end en prison.

La Couronne s’est opposée à la remise en liberté des trois jeunes hommes qui ont comparu devant la cour, vendredi. Un quatrième a été arrêté quelques heures plus tôt et devra comparaître par voie téléphonique. Tous étaient connus des policiers.

Deux d’entre eux sont majeurs : il s’agit de Jean-François Langlois Curadeau et de Marc-Antoine Paulin, tous deux âgés de 19 ans et qui font face à des accusations de voies de fait graves, voies de fait armées, complot, menaces et possession d’arme dans un dessein dangereux.

Les deux suspects d’âge majeur, Jean-François Langlois Curadeau et Marc-Antoine Paulin, ont comparu vendredi au palais de justice de Granby.

Ils faisaient partie de deux groupes — une dizaine de personnes en tout — qui s’étaient donné rendez-vous à l’angle des rues Principale et Brébeuf, vers 4 h jeudi, afin de régler un différend. La victime, un homme de 37 ans qui accompagnait sa fille à ladite rencontre, a alors reçu des coups de couteau dans les côtes. 

Il a été transporté d’urgence à l’hôpital de Granby puis au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke où son état s’est stabilisé, vendredi. Il a aussi été rencontré par les policiers. « On peut dire qu’il a été chanceux dans sa malchance, a indiqué l’avocate de l’un des deux suspects mineurs. Les policiers sont arrivés rapidement et ç’aurait pu être fatal. »

Le mobile du crime reste inconnu pour l’instant et les deux suspects d’âge majeur n’ont pas d’antécédent criminel adulte. M. Paulin avait défrayé les manchettes, en 2012, pour avoir été brûlé sur 65 % de son corps après avoir été aspergé d’essence puis allumé à la suite d’un « jeu » qui a mal tourné.

Sa mère était présente à sa comparution, mais elle a refusé de s’entretenir avec les médias.

Colocataires

Au moment de son arrestation, M. Paulin était colocataire avec M. Langlois Curadeau. Ce dernier a d’ailleurs demandé au juge s’il pourra retourner habiter avec son coaccusé « quand tout ça sera réglé ».

« Quand ce sera terminé et s’il n’y a pas d’interdiction, oui », a répondu le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec. Mais pour l’instant, tous les suspects doivent respecter des interdictions de contact entre eux et envers la victime.

Leurs dossiers ont été remis en début de semaine prochaine, pour la forme. Une date devra être fixée pour tenir une enquête sur remise en liberté. Les deux mineurs comparaîtront pour leur part devant le Tribunal de la jeunesse.

Au sein du Service de police de Granby, les enquêteurs poursuivaient leur investigation, vendredi. Ils ont notamment fait appel aux pompiers pour effectuer des recherches sur la toiture des bâtiments du secteur où le crime a eu lieu. Ils étaient aussi en mode recherche dans la rue Racine.

— Avec Karine Blanchard