Un homme a été blessé par une machette lors d'une bataille dimanche soir à l'intersection du boulevard Leclerc et de la rue Saint-Hubert à Granby.

Attaque à la machette à Granby

Une altercation entre quatre individus survenue au coin du boulevard Leclerc et de la rue Saint-Hubert s'est mal terminée dimanche soir, aux alentours de 23 h 20. L'un d'eux a notamment été blessé dans le dos à coup de machette.
Ce sont des voisins qui ont alerté les forces de l'ordre. Lorsqu'ils sont arrivés sur les lieux, quatre jeunes individus prenaient part à une bagarre, dehors. L'un d'eux, âgé de 20 ans, avait été blessé au dos par des coups de machette et a été conduit au Centre hospitalier de Granby. Sa vie n'est pas en danger.
Les policiers ont procédé à l'arrestation des trois autres individus sur place. L'un des individus, âgé de 15 ans, a été libéré lundi matin sans accusation, un autre de 19 ans devra comparaître mardi et pourrait être accusé pour « agression armée causant des lésions ».
Le troisième jeune homme impliqué dans l'altercation a été libéré sous promesse de comparaître prochainement. Des accusations pourraient d'ailleurs toujours être portées contre la victime. 
Le motif de l'altercation demeure inconnu pour l'instant. Une enquête est en cours.
Une scène effrayante
Une femme résidant dans le secteur et ayant été témoin des événements a accepté de livrer son témoignage à La Voix de l'Est sous le couvert de l'anonymat. Cette dernière a confié avoir été effrayée par la scène qui s'est déroulée sous ses yeux.
« Je le voyais passer avec ça [la machette], et il criait, et les jeunes filles criaient, et il en bardassait quelques-uns », se rappelle-t-elle. « Ça se courait après, c'est dur à expliquer. Il avait l'air tellement parti dans son monde d'enragé », raconte-t-elle, encore sous le coup de l'émotion.
Selon la dame, ils étaient plus que quatre à être dans la rue au moment de l'attaque. « Il faisait noir, je ne les ai pas comptés. C'est une gang... ils sont tous ensemble, je pense... », affirme-t-elle.
D'après la témoin, il y avait aussi deux filles parmi la bande qui se trouvait dans la rue. Une d'entre elles aurait notamment été prise à partie par un des jeunes hommes.
« Je regardais parce que je me sentais mal pour la petite jeune (...) La fille avait l'air maganée. Elle avait du sang ici [au niveau du nez]. Selon moi, elle s'est fait tapocher un peu. »
« Ça criait. Et c'était pas juste des "câlisse" et des "tabarnak", c'était des menaces... en tout cas, j'ai eu peur », a conclu la dame.