Artopex a annoncé un investissement de 4 millions $ à son usine de Sherbrooke.

Artopex investit 4 millions $ à son usine de Sherbrooke

Artopex poursuit sa croissance. Après avoir investi 30 millions $ pour automatiser et robotiser les installations de son usine de la rue Vadnais à Granby, l’entreprise agrandira son usine de Sherbrooke. Un projet de 4 millions $.

« C’était déjà inscrit dans notre plan de croissance, mais c’est un peu plus vite que ce qu’on avait prévu. On va pouvoir augmenter notre capacité de production. On ne doublera pas la superficie de l’usine, mais pas loin. On va passer de 45 000 à 75 000 pieds carrés », a expliqué le président-directeur général de l’entreprise spécialisée dans la fabrication de mobiliers de bureau, Daniel Pelletier. 

La traditionnelle première pelletée de terre a été effectuée mercredi. Les travaux devront se dérouler rondement, car il est prévu que tout soit complété au début de l’année 2020.

L’agrandissement, initialement prévu à la fin 2020, vise entre autres à automatiser l’entreposage des matières premières de l’usine, où la fabrication des différentes collections de chaises et de mobilier lounge est réalisée. La capacité de production s’en trouvera accrue et le nombre des postes de travail et de lignes d’assemblage sera revu à la hausse. « Avec la nouvelle infrastructure, on pense qu’on va probablement être capable de doubler ce qu’on fait actuellement », avance le PDG.  

Ce virage 4.0 d’Artopex, soit vers une usine intelligente, devrait permettre de créer une quarantaine d’emplois aux installations de Sherbrooke, qui emploient environ 75 personnes. Bien que le recrutement de la main-d’œuvre demeure un défi pour l’entreprise, les difficultés d’embauche seraient moins grandes dans les installations où la technologie y est plus présente.

L’an prochain, ce sera d’ailleurs au tour de l’usine d’Artopex, située boulevard Industriel à Granby, de faire l’objet d’importants investissements, laisse savoir Daniel Pelletier. Aucun projet d’agrandissement dans les cartons, dit-il, mais les lieux seront complètement transformés. À terme, les activités de l’ensemble des usines, incluant celle de Laval, auront été modernisées et automatisées. 

Croissance 

M. Pelletier affirme que les affaires sont actuellement bonnes pour l’entreprise qui réalise environ 50 % de ses ventes aux États-Unis et 50 % au Canada. « Nous sommes dans une période très occupée. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on a décidé de lancer notre projet plus rapidement à Sherbrooke. On a besoin d’une capacité de production additionnelle pour continuer à grandir », dit-il. 

Selon Daniel Pelletier, les nouvelles tendances dans le monde du travail, où les aires de travail ouvertes et les espaces collaboratifs notamment ont la cote, favorisent les ventes de l’entreprise, qui a ouvert une salle de montre à New York le printemps dernier.

Artopex a pratiquement doublé son chiffre d’affaires depuis cinq ans, note-t-il. Des acquisitions ont toutefois été effectuées au cours de cette période, dont Concept Can-Bec de Saint-Paul-d’Abbotsford en début d’année, fait-il valoir.

Lancée l’an dernier au coût de 30 millions $, l’automatisation complète des activités de fabrication de la rue Vadnais, où se trouve aussi le siège social de l’entreprise, s’est révélée un « très gros morceau ». Un progiciel de gestion intégré (ERP) a aussi été mis en place. « Ça va nous permettre d’aller une étape plus loin. On voudrait aller vers l’intelligence artificielle, dans certains cas, quand ça s’applique », dit-il. 

Selon le PDG, l’ensemble du projet de la rue Vadnais devrait être complété à la fin de l’année. « Les capacités anticipées sont au rendez-vous. Ça nous permet de continuer à développer le marché et les produits », dit-il. Le catalogue d’Artopex présente désormais une gamme de produits élargie, allant des bureaux aux murs amovibles et des fauteuils aux accessoires de rangement.

Artopex, qui emploie 850 personnes dans l’ensemble de ses usines et salles de montre, célébrera par ailleurs son 40e anniversaire de fondation l’an prochain. L’événement ne devrait pas passer inaperçu. « Ça va bouger pas mal. C’est 40 ans de succès. On est pas mal fiers », conclut M. Pelletier, dont les fils, Martin et Francis, sont engagés dans le processus de relève.