La Ville de Granby demande à ses citoyens d’éliminer toute présence d’herbe à poux sur leur propriété

Arrachage obligatoire de l'herbe à poux à Granby

Afin de contrôler la présence d’herbe à poux sur son territoire, la Ville de Granby demande à ses citoyens de l’arracher sur leur propriété. Si ce n’est pas respecté, des sanctions pécuniaires pourraient s’ensuivre.

À partir du 15 juillet jusqu’au 1er août, le propriétaire ou locataire d’un terrain où il est possible de trouver de l’herbe à poux se doit de l’arracher. Il s’agit de la meilleure période pour faire ce geste.

« Présentement, c’est davantage de la sensibilisation, mais à partir du 2 août, le règlement est en cours », indique Serge Drolet, coordonnateur à la Division environnement de la Ville de Granby.

À partir de cette date butoir, les quatre patrouilleurs verts de la municipalité appliquent la réglementation. S’ils constatent la présence du végétal sur une propriété, un avis de deux semaines est remis au propriétaire de l’endroit afin de l’éliminer.

En cas d’infraction, le montant du constat s’élève à 105 $ pour un citoyen et à 180 $ pour une entreprise.

Allergies

L’herbe à poux est un problème de santé publique. Son pollen est la principale cause de la rhinite saisonnière, qui affecte plus d’un million de Québécois de juillet à octobre. La meilleure façon de diminuer ses effets est de l’éliminer.

À Granby, 10 000 personnes y sont allergiques. Les pertes d’argent associées à cette problématique s’évaluent à un million et demie de dollars.

Aucun herbicide n’est nécessaire pour l’enlever. Il suffit de l’arracher une fois à la mi-juillet et une fois à la mi-août. « C’est très simple de contrôler l’herbe à poux et de ce fait, tu respectes la réglementation de Granby », mentionne M. Drolet.

Il est fortement recommandé de disposer de la plante dans un bac à ordures plutôt que de la composter, car il y a un potentiel de contamination des graines.

Afin de différencier l’herbe à poux et l’herbe à puce, qui sont souvent confondues, la localité distribue des dépliants informatifs. À noter que cette plante est reconnaissable grâce à sa forme d’épi et son feuillage dentelé, découpé et couvert de duvet.

Le règlement existe depuis une dizaine d’années déjà, mais une campagne de sensibilisation plus insistante se fait remarquer depuis les quatre dernières années. Grâce à cela, les individus peuvent être en mesure de différencier les deux plantes.