Le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin, s’est dit reconnaissant de voir des gens qui ont le dossier de l’aréna à cœur autant que les membres du conseil.

Aréna de Saint-Césaire: le comité de relance veut s’activer

Le comité citoyen de relance de l’aréna de Saint-Césaire a obtenu mardi soir un appui moral des élus afin d’entamer une quête pour du financement privé dans l’optique qu’un nouvel aréna soit construit dans la municipalité. Le conseil municipal, bien que reconnaissant des efforts déployés par le groupe de citoyens et de personnalités d’affaires, ne partage toutefois pas son empressement. Il préfère attendre de savoir si un nouvel appel d’offres du programme de subvention Fonds Chantiers Canada-Québec - Fonds des petites collectivités (FPC), financé par les gouvernements fédéral et provincial, sera ouvert avant d’aller plus loin.

Le comité avait récemment formulé une demande formelle à la municipalité afin d’avoir son aval avant d’entreprendre ses démarches. Le sceau d’approbation de la Ville aurait conféré une certaine crédibilité à la campagne de communication et au plan de commandite que souhaite mettre sur pied le regroupement citoyen. Le porte-parole du comité, Sylvain Létourneau, dit avoir recruté avec succès et sans difficulté plusieurs personnalités d’affaires de la municipalité. « On travaille de concert avec la Ville depuis l’an dernier. On se réjouit d’avoir réussi à obtenir un appui moral de plusieurs entreprises de la région, mais aussi des maires de la MRC », a-t-il rappelé, ajoutant que l’engagement de la MRC de Rouville à investir 300 000 $ du Fonds de développement du territoire si le projet se concrétise était une victoire.

« Comme la Ville, on souhaite un projet modeste, qui respectera la capacité des citoyens de payer, mais qui pourra répondre aux besoins des jeunes », a-t-il poursuivi.

Objectif : 1 million de dollars
Le comité de relance s’est donné l’ambitieux objectif d’un million de dollars pour financer la construction d’un nouvel aréna. Une fois une certaine étape atteinte dans la démarche, le comité souhaiterait mettre son plan de commandite en branle. C’est là qu’il aurait besoin d’un coup de pouce financier de la Ville, pour défrayer les honoraires d’une firme de communication spécialisée en la matière afin de bien structurer son action.

« Il faut avoir quelque chose d’intéressant et de réaliste à présenter à ces gens-là [les commanditaires potentiels], mais on ne connaît pas ça assez. On est des bénévoles. On aurait besoin d’un coup de main pour structurer ça », a plaidé M. Létourneau.

Le porte-parole du comité citoyen de relance de l’aréna, Sylvain Létourneau.

« Le seul facteur sur lequel on pense avoir le contrôle dans ce dossier, a rappelé le porte-parole, c’est de faire embarquer la communauté dans notre projet. On veut commencer dès que possible, on ne veut pas rester passifs et attendre les modalités du programme. On est prêts à commencer à prendre le pouls des gens et à vous rendre compte des résultats à une prochaine séance. »

Compromis
Le maire Guy Benjamin s’est dit reconnaissant de voir des gens qui ont le dossier à coeur autant que les membres du conseil. Il a réitéré le désir du conseil de reconstruire un aréna. L’hésitation du conseil à suivre l’empressement du comité n’est pas un désaveu de la démarche de celui-ci, assure-t-il.

« On veut simplement savoir si le programme va être annoncé et quelles seront ses modalités, a expliqué M. Benjamin. On sait que vous êtes sérieux, mais on n’est pas prêts à se compromettre pour un investissement. »

« M. Breton [NDLR: Pierre, le député fédéral de Shefford] nous avait dit que le FPC allait être annoncé avant les élections. Mais nous avons parlé ensuite avec des fonctionnaires à Québec qui nous ont dit qu’il est possible qu’aucune décision ne soit prise par rapport à ça avant 2019. On a besoin d’un peu de temps avant de prendre une décision », a-t-il dit.

La Ville estime que les services professionnels en question pourraient coûter jusqu’à 35 000 $, alors que la municipalité a d’autres dépenses, plus prioritaires, à prévoir dans l’immédiat.

« On ne veut pas nécessairement d’argent pour tout de suite, on veut des outils pour pouvoir avancer, a fait valoir Ghislain Côté, membre du comité. [Si on attend un programme de subvention], il risque d’être tard et on sera en compétition avec d’autres projets. [En prouvant qu’on a des appuis et des engagements dans la communauté], on aura une longueur d’avance. »

Il a finalement été convenu que les élus donneraient leur appui moral à l’initiative dans une résolution adoptée en fin de séance. Le conseil s’est par ailleurs engagé à revoir cet appui au fur et à mesure des démarches du comité, mais pour l’instant, aucun investissement d’ordre financier n’a été octroyé.