Selon le maire Guy Benjamin, la Ville de Saint-Césaire attend l’appel de projets du programme de subvention Fonds Chantiers Canada-Québec, volet Fonds des petites collectivités, pour tenter d’obtenir une aide financière.

Aréna à Saint-Césaire: le dossier est sur la glace

Le projet de reconstruction de l’aréna Guy-Nadeau est encore sur la glace. Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport n’a pas retenu la demande d’aide financière déposée par la municipalité de Saint-Césaire.

En février dernier, Saint-Césaire avait déposé une première demande de subvention, dans le cadre du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives - Phase IV pour financer la construction d’un futur aréna, destiné à remplacer l’actuel aréna Guy-Nadeau, dont on a cessé les opérations en juillet 2017 à la suite d’une plainte formulée à la CNESST.

Une subvention issue de ce programme provincial aurait couvert jusqu’à 50 % des coûts du projet. Malheureusement, on a fait valoir qu’il n’y avait plus de fonds disponibles pour accepter la demande de Saint-Césaire. Le programme disposait d’une enveloppe de 158 millions de dollars à être répartie parmi quelque 230 projets.

Le maire Guy Benjamin n’a toutefois pas été surpris de ce refus. « Bien honnêtement, on s’en doutait », confie-t-il.

L’élu est en contact avec l’attaché politique du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, afin d’en savoir davantage.

« Un mal pour un bien » ?
Pas question toutefois de baisser les bras, assure Guy Benjamin. Selon ce dernier, la Ville continue de travailler pour faire avancer le projet et d’évaluer ses options.

La municipalité attend l’appel de projets de la prochaine mouture du Fonds Chantiers Canada-Québec, volet Fonds des petites collectivités (FPC). Ce programme offre une aide financière couvrant jusqu’aux deux tiers du projet, répartie à parts égales entre les gouvernements fédéral et provincial. Ce faisant, la municipalité n’aurait qu’à défrayer le tiers du coût du nouvel aréna, dont le coût total est estimé à environ 7,2 millions de dollars.

« On ne sait pas encore ce que ça va donner, mais on est confiants d’avoir plus de chances de ce côté-là, indique M. Benjamin, optimiste. Ça va coûter moins cher à Québec de nous aider dans l’autre programme. »

« Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle, avance pour sa part Sylvain Létourneau, porte-parole du comité citoyen de relance de l’aréna, qui travaille aussi à ce que le projet se concrétise. C’est sûr qu’un refus, ça fait toujours un petit pincement au cœur, mais compte tenu que les chances sont plus élevées d’avoir une aide financière plus avantageuse avec ce programme-là, [le refus] c’est peut-être un mal pour un bien. »

Rappelons par ailleurs qu’en mai, les maires de Rouville ont unanimement résolu de répondre par l’affirmative à la demande d’aide financière formulée par Saint-Césaire, advenant la concrétisation du projet. La somme de 300 000 $ sera puisée à même le Fonds de développement des territoires de la MRC, et ce, en vertu d’un protocole d’entente qui marque le caractère régional de l’éventuelle infrastructure. « Les maires ont compris que ce ne sera pas l’aréna de Saint-Césaire, mais celui de toute la région. On souhaite que le ministère arrive à la même conclusion, croit M. Létourneau. Je reste positif pour la suite des choses, car il n’y a aucune difficulté à rassembler les gens autour du projet. »