Apprendre à briser la glace

Un froid sibérien faisait claquer des dents tout le sud du Québec ce matin-là. Par la fenêtre de la cuisine, je regardais les voisins essayer de réanimer la batterie de leur voiture. Ça n'augurait rien de bon pour la journée où j'avais donné rendez-vous à Jean-Philippe Gouin, propriétaire de l'école d'escalade Chamox, à Sherbrooke.
N'empêche, la fébrilité à l'idée de grimper une paroi de glace pour la première fois est venue à bout de ma moumounerie. Je file sur l'autoroute 10 en direction de la station de ski du Mont-Orford.
Précision: mon expérience d'escalade est plutôt limitée. Hormis les comptoirs de cuisine et les pommiers, j'ai grimpé un mur artificiel à quelques reprises non sans éprouver du vertige. Disons que mes gènes ressemblent plus à ceux de la tortue qu'à ceux du chamois.
Située tout près du stationnement, la tour d'escalade est bien visible en arrivant sur le site, avec en toile de fond les pentes de ski. Pour une expérience «totale», on préférera aller à la gorge de Coaticook ou au Vermont, qui comptent bon nombre de voies de glace formées par le ruissellement de l'eau et qui sont accessibles après une balade santé en forêt. L'avantage du Mont-Orford, c'est que l'apprenti grimpeur arrive directement à la paroi d'escalade et peut profiter des services de la
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