Bien qu’elle connaisse déjà le territoire de Rouville et ses acteurs, comme en témoigne son implication à la MRC, ce nouveau poste représentera son lot de défis pour Anne-Marie Dion.

Anne-Marie Dion à la tête de la MRC de Rouville

À son retour du congé des Fêtes, Anne-Marie Dion a retrouvé son bureau à la MRC de Rouville. Elle y occupe toutefois un nouvel emploi, elle qui vient de signer un contrat de cinq ans pour en devenir la toute nouvelle directrice générale.

La principale intéressée perçoit cette promotion comme une « marque de reconnaissance » des élus de Rouville, qui l’ont choisie parmi une quarantaine de candidatures. « J’ai eu des félicitations de l’ensemble des maires, note-t-elle. Je me sens soutenue ! »

Ce soutien provient aussi de ses collègues — une équipe sur qui [elle] pourra compter, dit-elle —, qui ont eu la surprise d’apprendre qu’elle avait été retenue pour le poste. « Je ne leur avais pas dit que j’avais fait la démarche, indique Mme Dion. Je ne voulais pas trop en parler au cas où je ne serais pas retenue. Et j’aurais été prête à travailler avec quiconque aurait été choisi. »

Cette candidature secrète ne signifie toutefois pas un manque d’ambition chez celle qui a été embauchée par la MRC en 2014 et qui a accédé à la direction générale adjointe deux ans plus tard. « C’était dans mes plans [de devenir un jour directrice générale], confie-t-elle. J’ai hésité un peu [avant de déposer ma candidature] pour des raisons familiales, mais finalement ma décision était prise. Et j’ai plongé ! »

Dans la continuité

Mme Dion succède ainsi à sa patronne Susie Dubois, qui quittera ses fonctions pour la retraite en janvier, après avoir complété un contrat de trois ans à la tête de la MRC.

La nouvelle directrice générale, qui détient un baccalauréat en administration et gestion du tourisme ainsi qu’une maîtrise en aménagement du territoire, entend mettre sa quinzaine d’années d’expérience dans le milieu municipal au service de Rouville. Elle poursuivra dans la continuité du travail entamé par sa prédecesseure, à qui un contrat de conseiller à la direction générale a été octroyé lors de la dernière séance de la MRC de l’année, le 19 décembre.

« Susie restera à la MRC pendant trois mois comme mentor, explique Mme Dion. Le premier mois, on va faire les choses en duo, et petit à petit je vais prendre ma place et elle pourra m’offrir du soutien et des conseils quand j’en aurai besoin. Nous avons travaillé étroitement ensemble pendant trois ans. Susie a toujours été à l’écoute de mes idées et y a laissé de la place. On a mis la table pour de beaux projets et on commence tout juste à en récolter les fruits. »

La MRC de Rouville a par ailleurs affiché lundi son poste de directrice générale adjointe, qui sera à combler au cours des prochaines semaines.

Défis

Bien qu’elle connaisse déjà le territoire de Rouville et ses acteurs de par son implication à la MRC, ce nouveau poste représentera son lot de défis stimulants pour Anne-Marie Dion. « Il y a tout autant de travail, mais il sera différent », croit-elle.

Davantage de rencontres, davantage de concertation, autant avec les maires de Rouville que ceux des autres MRC de la région immédiate et de la Montérégie, sans oublier ses homologues des différentes directions générales.

« De plus en plus de dossiers nous amènent à travailler ensemble au niveau régional, constate Mme Dion. Il faut trouver une manière de le faire en harmonie. »

Au niveau local, elle devra s’assurer de mettre en place des mesures qui permettront de concrétiser la vision de la table des maires, notamment dans le développement du réseau cyclable régional, la conservation des milieux naturels, humides et hydriques et le développement économique. C’est sans compter qu’il lui faudra piloter la construction des deux écocentres à voir le jour sur le territoire de la MRC, un projet mûri depuis plusieurs années.

« Au fil des années, le rôle des MRC n’a pas vraiment changé, mais plusieurs tâches se sont ajoutées. Elles ont été amenées à développer de nouvelles compétences et de nouvelles responsabilités, le tout pour mieux accompagner les municipalités qui ont besoin de soutien en termes de ressources et de services, sans dédoubler ce qu’elles ont déjà à l’interne. »

Et celle qui préfère travailler dans l’ombre devra parfois se trouver sous les projecteurs. « Ce que j’aime le moins, c’est être en avant, agir comme porte-parole, décrit-elle. Je suis moins à l’aise avec ça, mais au moins, c’est quelque chose qui se développe ! »