Vie culturelle et communautaire de Granby éprouve des difficultés à recruter des animateurs de camps de jour. Une situation que l’organisme vit pour la première­ fois.

Animateurs de camp de jour recherchés

Le recrutement des animateurs des camps de jour offerts par la Ville de Granby est ardu cette année. Il manque une trentaine de personnes pour compléter l’équipe du Club vacances jeunesse, déplore la coordonnatrice jeunesse à Vie culturelle et communautaire de Granby, Mélody Poulin.

Chaque été, environ 140 jeunes œuvrent à l’animation des camps de jour à Granby. La trentaine d’animateurs manquants donne donc des maux de tête aux responsables des camps de jour. D’autant plus que les camps, offerts dans différentes écoles, accueillent près de 1100 enfants par semaine.

Si l’ensemble du personnel nécessaire ne peut être embauché, la situation devra être évaluée, souligne Mme Poulin.

« On veut offrir le service. L’objectif, ce n’est pas de fermer des groupes [par manque d’animateurs]. Mais c’est certain qu’on va offrir le service selon ce qu’on sera capable de faire », fait valoir la coordonnatrice jeunesse.

Celle-ci affirme que VCC a reçu suffisamment de curriculum vitae, soit environ 180. Mais c’est au moment de participer aux entrevues de groupes, auxquelles les candidats, âgés d’au moins 16 ans, ont récemment été conviés à participer, que les choses se sont compliquées.

« Il y en a plein qui nous avaient confirmé leur présence, mais plusieurs ne sont jamais venus. D’autres nous ont jamais rappelés », relève la coordonnatrice qui a elle-même été animatrice de camps de jour durant huit ans.

Pas trop tard

L’an dernier, quelques difficultés ont aussi été expérimentées. Certains animateurs ont notamment décidé à la dernière minute de ne pas occuper l’emploi. Mais il semble que ce soit la première fois que le processus de recrutement représente un tel défi.

Mélody Poulin s’explique mal la situation. « Quand des anciens décident de ne pas revenir, on leur demande pourquoi. La plupart disent que c’est parce qu’ils partent en voyage, qu’ils ont un stage étudiant dans leur domaine d’étude ou qu’ils travaillent dans leur domaine d’étude. Il y en a qui se trouvent une job plus payante, mais ce n’est pas ce qui ressort comme le principal problème », dit-elle.

Celle-ci fait valoir que le travail d’animateurs a plusieurs avantages. « C’est un travail à 40 heures par semaine, de jour. Donc, congé les soirées et les fins de semaine. On travaille avec des enfants et il y a plein d’activités intéressantes. C’est vraiment une job passionnante », lance Mélody Poulin.

Les animateurs de camps de jour ont un salaire de 13,75 $ l’heure à l’entrée. La rémunération grimpe à 14 $ l’heure la deuxième année et à 14,25 $ la troisième. L’expérience n’est pas un critère d’embauche, mais les candidats doivent aimer les enfants, avoir un bon esprit d’équipe et une bonne dose de créativité. Deux formations sont offertes aux candidats retenus.

« C’est très valorisant de travailler avec les enfants. Ils nous redonnent à 100 miles à l’heure ce qu’on leur donne », affirme Mme Poulin. Celle-ci affirme qu’un nouvel appel de candidatures a été lancé. Il est possible d’y répondre en ligne à www.vccgranby.org/emploi-cvj. Des entrevues seront réalisées le 4 mai.

Moins de candidats

Avec quelque 200 emplois à combler chaque été sur les quelque 600 étudiants embauchés, le Zoo de Granby réussit malgré tout à tirer son épingle du jeu, affirme le directeur des ressources humaines, Laurent Guilbault.

« C’est sûr qu’au fil des ans, le nombre de candidatures diminue, même si on a autant de postes que d’habitude. [...] Cette année, on s’attend à avoir environ 400 candidatures. Mais il y a 10 ans, il y en avait plus autour de 600 », dit-il.

Selon M. Guilbault, le caractère saisonnier du travail complique cependant le recrutement de la douzaine d’employés adultes recherchés. « On a souvent des préretraités et des retraités. On est en campagne de recrutement », dit-il.

Selon lui, le fait que le Zoo soit une attraction touristique, qu’il offre une proximité avec les animaux et un travail à l’extérieur joue en sa faveur.

À Bromont montagne d’expériences, la pénurie de main-d’œuvre est en partie atténuée par la réembauche du personnel saisonnier hivernal, affirme le directeur marketing et communications de la station, Marc-André Meunier. Il est cependant trop tôt pour tirer des conclusions claires, dit-il.