Puisque ses parcs sont toujours fermés en raison de la pandémie de coronavirus, le conseil municipal d’Ange-Gardien compte permettre le jeu libre dans certaines des rues de son territoire, mais sous certaines conditions.
Puisque ses parcs sont toujours fermés en raison de la pandémie de coronavirus, le conseil municipal d’Ange-Gardien compte permettre le jeu libre dans certaines des rues de son territoire, mais sous certaines conditions.

Ange-Gardien permettra le jeu libre dans certaines de ses rues

Puisque ses parcs sont toujours fermés en raison de la pandémie de coronavirus, le conseil municipal d’Ange-Gardien compte permettre le jeu libre dans certaines des rues de son territoire, mais sous certaines conditions.

À la mi-mai, les élus ont adopté un premier projet de règlement qui autorisera le jeu libre, règlement dont le deuxième projet devrait être avalisé à la séance du 8 juin prochain, a-t-on fait savoir à la municipalité. Au lendemain de cette date, il sera possible pour des citoyens de déposer des demandes au département des services techniques pour évaluation.

Ce ne sont toutefois pas toutes les artères gardangeoises qui pourront être ouvertes au jeu libre, prévient le directeur des services techniques Alexandre Lamarre. «Il y aura plusieurs critères à respecter pour s’assurer que les enfants pourront jouer dans la rue en toute sécurité. En ce moment, il y a environ SIX rues qui permettent cette possibilité», relève-t-il.

Ainsi, le tronçon de rue faisant l’objet d’une demande de jeu libre ne peut pas se situer dans un secteur commercial. Il ne doit pas contenir de courbe, d’intersection ou de pente; il doit disposer de lampadaires, d’un bon dégagement visuel pour assurer une bonne visibilité aux automobilistes qui y transitent, la densité de circulation ainsi que la limite de vitesse qui y prévaut, qui doit être de 30 km/h.

Les élus ont d’ailleurs résolu d’abaisser à cette limite la vitesse permise sur la rue des Colombes afin de la rendre admissible à une éventuelle demande.

Ces demandes seront d’abord évaluées par la direction des services techniques qui formulera des recommandations au conseil municipal. Si celui-ci estime que la rue est propice au jeu libre, la municipalité fera parvenir une lettre et un formulaire à tous les citoyens qui y résident.

Ceux-ci auront 15 jours pour faire parvenir leur avis et commentaires sur la demande. Il faudra qu’au moins le deux tiers des résidents soient favorables au projet pour que celui-ci se concrétise, précise M. Lamarre. «Et toute absence de réponse sera considérée comme un refus, ajoute-t-il. Ça peut sembler sévère, mais c’est la volonté de la municipalité de permettre le jeu libre en autant que ça ne déplaise pas aux citoyens. On veut qu’ils soient confortables avec l’idée.»

Si les résidents de la rue sont majoritairement d’accord, la permission fera l’objet d’une résolution lors d’une séance du conseil municipal, après quoi du marquage au sol sera effectué et des enseignes seront installées. La Sûreté du Québec et le service de sécurité incendie de la municipalité seront également avisés de cette nouvelle vocation.

Des conditions à respecter

Le jeu libre ne se fera toutefois pas n’importe comment. Un code de conduite, qui sera inscrit sur les enseignes à cet effet, prévoit les conditions dans lesquelles les jeunes et moins jeunes pourront s’approprier leur rue.

Un horaire de 9h à 21h devra d’abord être respecté, tout comme la quiétude du voisinage. De plus, si des enfants jouent dans la rue, il reviendra à leurs parents ou à leur tuteur de les surveiller.

Les joueurs devront enfin s’assurer de libérer la chaussée au passage de tout véhicule et ne pas entraver la circulation des véhicules d’urgence.