Andréanne Larouche y est allée de ses engagements en matière d’achat local, jeudi, devant le Marché de la station gourmande, à Farnham.

Andréanne Larouche veut plus de produits locaux dans les hôpitaux

Andréanne Larouche veut miser sur le pouvoir d’achat du gouvernement pour favoriser les produits du Québec dans les établissements gouvernementaux. La candidate péquiste dans Brome-Missisquoi a fait connaître ses engagements en matière de production et d’achat local, jeudi à Farnham, trois jours après pareille annonce de la part de son chef, Jean-François Lisée.

Mme Larouche veut que 50 % de ce qu’on trouve dans les établissements publics, comme l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins et les écoles, proviennent de la région ou du Québec, que ce soit des matériaux de construction ou des aliments. Cette façon de faire serait bonne pour l’économie et pour l’environnement, mentionne-t-elle. Des produits faits au Québec sont nécessairement moins polluants puisque le transport de la marchandise est diminué de beaucoup.

Comme l’a promis M. Lisée plus tôt cette semaine, la règle du plus bas soumissionnaire serait abolie pour introduire des critères comme le respect de l’environnement, la langue et le respect des travailleurs.

D’ailleurs, Mme Larouche propose la mise sur pied d’un registre de tous les produits fabriqués dans Brome-Missisquoi afin de guider la population dans leurs achats. Un projet qu’elle a déjà nourri lorsqu’elle travaillait pour le député bloquiste Christian Ouellet.

Toutefois, question financement, impossible de savoir pour le moment quel sera le budget gouvernemental pour faire la promotion de l’achat local dans Brome-Missisquoi.

À la question de savoir si les vêtements qu’elle portait lors de son point de presse jeudi après-midi étaient faits au Québec, elle répond : « aujourd’hui, malheureusement, je dois reconnaitre que non, mais dans ma garde-robe, il y en a plusieurs. »

Adepte d’échanges de vêtements et de friperies, elle n’a pas toujours l’occasion de choisir leur provenance, explique-t-elle. Cependant, elle connait et achète aussi dans les boutiques où les vêtements québécois sont rois, comme chez Urbaine des champs, à Sutton. Par courriel, son responsable des communications et conjoint, Richard Leclerc, indique que « Andréanne s’engage à ne porter que des vêtements québécois quand elle sera élue. »

Bio et petit
Dans la veine alimentaire, la candidate souhaite supporter le démarrage de fermes à petites surfaces, spécialement pour la production de fruits et légumes biologiques. Elle donne en exemple les Jardins de la grelinette, à St-Armand, où les fermiers de famille Jean-Martin Fortier et Maude-Hélène Desroches ont une grande production de légumes sur une petite surface.

« Ça peut devenir un modèle. Leur démarche est basée dans le respect de l’environnement, l’engagement dans la communauté et le désir de transmettre leur savoir-faire. »

Toujours dans le lancement de projets, Mme Larouche s’engage « aussi à aider les entrepreneurs de Brome-Missisquoi en facilitant le démarrage de nouvelles entreprises par un allègement règlementaire pour ses cinq premières années d’existence, en leur donnant le droit à l’erreur, ainsi qu’en facilitant la venue de travailleurs de l’extérieur de la région pour réussir à remplir la pénurie de main-d’œuvre qu’on vit dans Brome-Missisquoi. »

Elle précise en entrevue qu’« il y a des règles un peu trop strictes et s’ils font une erreur, ils sont pénalisés. Par exemple, les impôts. Ils sont surveillés de très près. S’ils ont un papier mal rempli, une erreur dans leur rapport, ça peut leur coûter cher. On veut leur permettre d’avoir droit à l’erreur, le temps de s’adapter à la paperasse. »

Aider les entreprises
L’appui financier à la MRC et au CLD Brome-Missisquoi est aussi nécessaire pour la poursuite de ses réalisations dans la promotion des produits fabriqués dans la région, notamment, et le développement du pôle économique de Bedford puisque l’achat local rime avec économie locale.

Le PQ veut également réduire la paperasse pour les PME. « On veut créer une équipe de choc qui va être composée de hauts fonctionnaires et de représentants de PME, pilotée par un ministre délégué aux PME qui va relever du premier ministre, explique la candidate. On veut établir le principe de “une seule fois suffit”. Les entreprises ne devraient pas fournir la même information plus qu’une seule fois. On veut l’appliquer à toute la machine gouvernementale. »

Elle ne voit pas là de risques de pertes de données et de fraude. L’équipe en place aura pour rôle de s’assurer que le système en place fonctionne sans faille et que la communication entre les ministères soit bonne.