La candidate du PQ dans Brome-Missisquoi, Andréanne Larouche, se positionne comme celle qui «connaît le plus à la fois la politique et les enjeux locaux».

Andréanne Larouche veut faire avancer les dossiers

Au terme d’une campagne qu’elle juge trop « courte », la porte-couleurs du Parti québécois dans Brome-Missisquoi, Andréanne Larouche, se positionne comme la « candidate qui connaît le plus la politique et les enjeux locaux ».

Si elle devait être élue lundi prochain, elle affirme qu’elle n’aura pas à se familiariser avec les enjeux de la circonscription et la façon de faire avancer les dossiers à Québec. Elle est déjà bien au fait de tout cela et prête à accomplir le travail, a déclaré la candidate vendredi lors d’un point de presse durant lequel elle a dressé le bilan de sa campagne électorale.

Selon Andréanne Larouche, une « urgence » se fait d’ailleurs sentir dans Brome-Missisquoi. L’absence depuis janvier 2017 à l’Assemblée nationale du député sortant, Pierre Paradis, après qu’il ait subi une commotion cérébrale, a laissé des traces. « Il y a une urgence des élus à faire avancer les dossiers. On me parle encore de la trop longue absence des deux dernières années. (...) Je me suis rendue compte qu’ils ont besoin de positif, de quelqu’un qui les représente et qui connaît les enjeux », affirme-t-elle. 

Bien qu’elle se soit mis au travail sitôt son investiture confirmée en mai dernier, la candidate considère par ailleurs que la campagne a été trop courte. La vaste superficie couverte par la circonscription de Brome-Missisquoi fait en sorte que les maires des différentes municipalités, représentants d’organismes et citoyens sont nombreux. Elle dit n’avoir ménagé aucun effort pour aller à la rencontre du plus grand nombre possible. 

Priorités

À cet effet, Andréanne Larouche entend « rétablir le canal de communication » entre la population, les élus, les organismes, les gens d’affaires et le bureau du député, si elle est élue. Celle qui a oeuvré à la mise en place de rencontres citoyennes à titre d’attachée politique de l’ex-député fédéral de Brome-Missisquoi, Christian Ouellet, entend reprendre ce modèle. 

La représentante du Parti québécois a par ailleurs profité de l’occasion vendredi pour réitérer ses engagements et priorités, qui se déclinent dans une longue liste. Andréanne Larouche croit cependant que les toutes les questions d’économie, de santé et d’éducation sont au coeur des préoccupations des électeurs de la région. « Je me suis rendue compte que notre programme répond à plusieurs demandes des groupes que j’ai rencontrés », dit-elle. 

Mme Larouche affirme par ailleurs être la seule candidate à avoir rencontré le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin, pour mieux connaître la réalité du milieu de l’éducation. « Il y a plusieurs points qui accrochent dans le programme de la CAQ, comme la maternelle à quatre ans. La commission scolaire ne voit pas comment ça peut être possible », dit-elle. 

Celle qu’un récent sondage Mainstreet Research a placé au deuxième rang, derrière la caquiste Isabelle Charest, mais suivie de très près par la libérale Ingrid Marini, croit que tout est encore possible. Sa présence « sur le terrain » et son important engagement dans la région au cours des dernières années contribueront à convaincre des indécis de rallier ses supporteurs, croit-elle.